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Batterie à plat pour les Poulets marseillais
Les policiers marseillais sont chafouins. Et pas seulement parce qu’OM-PSG, reporté, les a fait bosser tard dimanche 25 octobre, sur le Vieux-Port. Comme des casques bleus capables de calmer la guerre entre supporters parisiens -descendu de la capitale pour rien-, et fan marseillais. Plus que les coups de bâtons à distribuer, c’est la réforme de la sécurité départementale, au double objectif d’améliorer l’acceuil des victimes et le taux d’élucidation des affaires, qui a un a un peu coupé les pattes des poulets. Ils souffrent de confinement. La batterie est en danger ?
Mais ça y est. Les renforts envoyés dans les services d’investigation - afin de traiter les 6000 dossiers en souffrance de la Police judicaire phocéenne- ont bien débarqué. Dans le bruit et la fureur. Et squattent souvent un service qui les héberge de bonne grâce « parce que ce sont des collègues ». En attendant de trouver des locaux.
Dans les services visités par Bakchich, au moins l’accueil est chaleureux.
Quatre bureaux disposés dans une pièce de 20 m2, des dossiers qui traînent dans des cartons « déménagées et transportées nous-mêmes », murs décrêpis « l’administration nous a interdit de les repeindre », ordinateurs et imprimantes qui buggent.
Dans cette agréable promiscuité se croisent délinquants et victimes. Parfait pour résoudre au plus vite une affaire qu’il faut cloisonner… Mais point d’inquiétude, les conditions de travaiil ne sont que provisoires. De nouveaux locaux seront bientôt près, jurent les chefs. Quand le grand commissariat de la Canebière, en lieu et place de l’ancien palace Noailles, a mis dix ans à voir le jour, tout espoir n’est pas abandonné. Pas encore.
La division par deux (neuf contre dix huit actuellement) du nombre de commissariats de la ville, à l’étude, pourrait les achever. En même temps que l’idée d’une police de promiximité.
Ni le soleil, ni les mauresques ne suffisent à élever le moral des jeunes recrues qui, selon les responsables de groupe, montrent déjà des signes de grande lassitude. Depuis le 1er janvier, selon le syndicat Unité Police (majoritaire), 80 policiers se sont déjà suicidés en France. Sans même utiliser leur arme de service. Nul doute à la Maison Poulaga, la batterie est en danger…
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