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La police en garde-à-vue
Quand la vertu s’empare de la garde-à-vue (Gav), l’UMP envoie à l’assaut ses plus fiers destriers. Devant la découverte du nombre de Gav annuelle en France (plus de 800 000), le parti du président a sorti les députés Patrick Balkany et Manuel Aeschlimann. Qui demandent tous d’un joli choeur l’accès des avocats à la procédure dès la première heure de privation de liberté.
Les garçons, tous deux déjà condamnés, ont de douloureux souvenirs de leurs passages aux mains de la Justice. Des connaisseurs, donc, assistés en ce noble combat par l’entière profession d’avocat, emmenée par les grassouillets bâtonniers, du petit commis d’office au grand avocat d’affaires en passant par les grands bâtonniers…
Et une cible facile, la flicaille, accusée de tous les maux. Jusqu’à leur syndicat synergie qui se trouve attaqué en diffamation par le Barreau de Paris, vexé d’avoir été qualifié de marchand…
Sauf que les poulets, habitués à picorer du chiffre avec les multiples lois Sarkozy ministre de l’Intérieur puis Président, sentent venir la combine.
« La réforme ne changerait rien pour la petite et moyenne délinquance qui n’a pas les moyens de se payer un avocat. En revanche, les procédures lourdes s’en trouveraient grandement affectées », détaille ce haut responsable de Police judiciaire.« Avoir dès les premières heures, une armée de baveux aux basques, aucun dossier ne va aboutir ».
Et ce haut flic de résumer en une formule la volonté du pouvoir, déjà largement dévoilée par la volonté affichée du juge d’instruction. « Plus de maton, moins d’investigation ». Transformer la police en un simple et unique cerbère de l’ordre, en la castrant de toute velléité d’investigation, surtout sur des dossiers sensibles. Bref museler une dame justice déjà bien aveugle…
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