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Albert Frère a pris un supplément mayo chez Quick

L’achat, en 2006, de la chaîne de restauration rapide belge Quick par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) est-il la pointe émergée d’un iceberg de graves irrégularités dans la gestion des deniers publics français ?

Telle est la certitude d’un homme d’affaires lorrain, Jean-Marie Kuhn, qui, depuis quatre ans ne cesse d’alerter les plus hautes autorités de l’Etat, président de la république et Premier Président de la Cour des Comptes inclus, tout en menant des actions devant la justice française (dont il a été débouté) et belge, qui suit son cours. Telle n’est évidemment pas la position de la partie adverse, le groupe Albert Frère, vendeur de Quick, et la CDC, l’acheteur. M. Kuhn a été relaxé par la justice française et la justice belge des actions en diffamation intentées contre lui par les 2 protagonistes de « l’affaire Quick »…


Affaire Quick
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La « non-affaire Quick » comme la définissent le groupe Frère et la CDC, tous deux très réactifs aux questions de Bakchich, repose notamment sur la valeur réelle de la chaîne Quick, payée 850 millions d’euros en 2006. Pour le vendeur et l’acheteur, il s’agit du juste prix.

Le bras droit d’Albert Frère, Gilles Samyn, n’a d’ailleurs pas hésité à tenter de dissuader Bakchich de poursuivre ses recherches sur cette « non affaire ». Pour M. Kuhn, le bras financier de l’Etat français aurait surpayé Quick de plusieurs centaines de millions d’euros. Afin de rendre service à Albert Frère, qui avait besoin de liquidités pour investir dans Suez, à la veille de la fusion Suez-GDF

Les deux documents en ligne ci-dessous, une lettre de Philippe Séguin, premier Président de la Cour des Comptes jusqu’à sa mort, (le 7 janvier 2010) et la lettre de la CADA (Commission d’accès aux documents administratifs) établissent que M. Kuhn a bien saisi la Cour des Comptes de ses soupçons sur l’opération Quick et de ses répercussions éventuelles sur la validité de la fusion Suez-GDF. La lettre de la CADA confirme l’existence de rapport(s) sur ladite fusion. Le fait que ceux-ci ne soient pas accessibles au public ne permet pas de tirer de conclusion particulière, mais pose une question subsidiaire : La fusion Suez-GDF est-elle – ou non – entachée d’irrégularités, au bénéfice d’Albert Frère ?


Quick 2
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clic, clic : Albert Frère

Né en 1926, en Wallonie, self made man (la légende veut qu’il ait commencé en vendant des clous), Albert Frère fit, dès l’âge de 30 ans, l’acquisition d’entreprises actives dans la sidérurgie wallonne. Lorsque s’est annoncée, à la fin des années 70, la crise de l’acier, il vendit ses entreprises sidérurgiques à l’État belge.

Il réinvestit alors dans la banque, l’assurance, l’énergie, les médias… Il crée en 1981, avec l’aide du financier canadien Paul Desmarais, le holding suisse Pargesa, profitant du chaos créé par les nationalisations voulues par le président François Mitterrand.

Albert Frère achète en 1982 le Groupe Bruxelles Lambert (GBL). Il prend une participation dans la compagnie pétrolière Total (à hauteur de 4 %), dans le groupe financier et industriel Suez (à hauteur de 7,2 % ; 8,3 % en 2006), le cimentier Lafarge (21,1 %), dans lequel sa participation monte sensiblement depuis la fin de 2005.

En 2007, la fortune d’Albert Frère était estimée à 3,1 milliards d’euros. Frère est le seul Belge présent dans la liste des personnalités les plus riches du monde, établie par le magazine Forbes.

En 2008, Albert Frère et son associé Paul Desmarais ont été faits Grand Croix de la Légion d’honneur par le président Sarkozy, dont ils sont proches.

Francis Christophe

Lettre de Philippe Séguin - PDF - 249.5 ko
Lettre de Philippe Séguin
Lettre de la CADA (Commission d’accès aux documents administratifs)  - PDF - 470.9 ko
Lettre de la CADA (Commission d’accès aux documents administratifs)

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