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Volcan

Ne comptez pas sur moi pour écrire le nom de ce trou fumeux qui a empêché tonton Rémy et tata Suzette de revenir de Saint-Barth à temps pour nourrir le chat. Résultat : le petit chat est mort. Salaud de volcan.

Nous dansions sur un volcan et nous ne le savions pas ! En comparaison de ce truc capable de tétaniser cent aéroports pendant des jours, la CGT-Cheminots et SUD, c’est du pet de lapin, avec leurs petites grèves de terminus de tram, même au sud d’une ligne Dijon-Bordeaux, là où les premiers beaux soleils, qui donnent envie de merguez grillées et de siestes coquines, facilitent forcément la mobilisation de la base.

Ne sous-estimons pas le poids des volcans sur l’Histoire : il est considérable. On a rappelé, ces jours-ci, qu’en 1783 l’éruption du Laki, autre chaudière islandaise, avait pourri le climat au point que les pauvres, affamés, ont fini par faire la R évolution française six ans plus tard (les pauvres sont lents). Avant, en 79 ap. J.-C., le Vésuve avait englouti Pompéi et procuré une destination touristique aux Japonais dix-neuf siècles plus tard (les Japonais ne sont pas rapides non plus).

Mais le plus gros coup, on n’en parle guère : en avril 1815, l’éruption du Tambora, en Indonésie, grilla 70 000 gus et sa fumée salopa le monde entier (d’où, paraît-il, les couchers de soleil sur ciels charbonneux du peintre Turner – pour Waterloo, faut voir). O n appela 1816 l’« année sans soleil », les colons de l’Est des États-Unis crevaient de froid, la Suisse criait famine, il gelait le 15 août en France et ça râlait sec. Résultat : la conquête de l’Ouest fut lancée, on inventa les banques chauffées et Louis XVII dut dissoudre sa fameuse Chambre introuvable, celle dont parlent les journalistes chaque fois que la droite gagne la queue du Mickey.

Éruption, pollution, dissolution : pourquoi pas ? À chaud, Sarko ! Ça nous ferait un bel été ! En quelque sorte : sous le volcan, la plage…

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