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Air France, c'est copinage et compagnie

Le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA) vient d’annoncer l’arrêt de la troisième campagne de recherche des boîtes noires. Or « la vérité technique, nous la connaissons avec l’envoi des messages Acars par l’avion », confiait à Bakchich, dès juillet 2009, l’expert aéronautique Amine Mecifi.

Aujourd’hui, plusieurs témoignages dénoncent l’opacité du BEA dans ce dossier.

Bruno Sinatti, président du syndicat Alter et commandant de bord sur Boeing 777, exclu de l’enquête : « La compagnie est couverte par le BEA, qui tente depuis le début de casser le lien existant entre l’accident et la défaillance des sondes Pitot. Car si ce lien est juridiquement établi, la responsabilité d’Air France est totalement engagée. »

Un ancien commandant de bord d’Air France évoque l’erreur de pilotage consécutive à la panne des sondes Pitot. En 2008, un A330 d’Air Caraïbes avait connu une situation similaire à celle de l’AF 447. « La différence, explique-t-il, réside dans le fait que le pilote d’Air Caraïbes avait identifié les alarmes décrochage comme étant fausses. Aussi, il n’avait pas commis l’erreur d’augmenter la puissance au point de faire partir l’avion en survitesse, ce qui entraîne un décrochage et donc une chute, ce qui est vraisemblablement arrivé au vol de Rio. »

Le cabinet londonien spécialisé Stewarts Law met en cause la formation des pilotes. Le rapport Colin, qui met en avant de graves carences dans ce domaine, devrait faire partie du dossier d’instruction de la juge d’instruction Sylvie Zimmerman.

Pour savoir pourquoi des voix s’élèvent pour dénoncer les experts choisis pour enquêter sur le drame, rendez-vous dans Bakchich Hebdo n°26 avec Sarko-Travolta en couverture, en kiosques jusqu’au 4 juin, ou sur le site.

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A lire sur Bakchich.info :


Un déferlement d’infos et de documents accablants sur le web a bousculé la communication « grande époque ORTF » d’Air France, du BEA et d’Airbus. Décodage.

Pour de nombreux pilotes d’Air France, les défaillances informatiques de l’Airbus A 330 sont à l’origine de la catastrophe. En janvier dernier, l’Agence européenne de sécurité avait donné l’alerte.

Le Dégé d’Air France, Pierre-Henri Gourgeon, n’a pas hésité à faire retarder un vol pour pouvoir embarquer. Le big boss rappelle pourtant régulièrement à ses employés l’impératif de la ponctualité.