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Le Conseil d’Etat prêt à forcer les Portes de Gascogne
Dernier round ? Les opposants au projet de méga-centre commercial dans la banlieue de Toulouse, les Portes de Gascogne, craignent une décision définitive du Conseil d’Etat en leur défaveur. Une catastrophe pour ceux qui bataillent depuis plus de cinq ans pour éviter la construction d’un tel mastodonte dont, sur place, pratiquement personne ne veut.
Les conclusions que vient de rendre le rapporteur du Conseil d’Etat concernant leur recours ne semblent, en effet, guère encourageantes. Il confirme le désistement des requérants qui n’auraient pas déposé de mémoire complémentaire en temps et en heure. Or, comme en atteste le recours que Bakchich a pu consulter, il n’avait été question de produire un mémoire complémentaire que « le cas échéant ». Une expression qui ne saurait s’interpréter comme un engagement. Après une première décision en septembre constatant leur désistement, contre laquelle les opposants ont déposé un recours en « erreur matérielle », le Conseil d’Etat s’apprête, semble-t-il, à de nouveau classer le dossier pour un vice de forme bien difficile à soutenir.
Il faut dire qu’un tel dénouement, sur la forme et non sur le fond, dans un dossier où les pressions politiques sont énormes depuis le début (relire notre enquête) pourrait bien arranger la vénérable institution.
Mobilisé comme jamais, le collectif "Non aux Portes de Gascogne" prévoit courant juin des actions surprises. Pour que la volonté des habitants de ces communes ne soit pas, comme la décision du Conseil d’État le permettrait, bientôt ensevelie sous le ballet des tractopelles.
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