Vous êtes ici

L'arnaque des "bonus" du poker en ligne

Depuis lundi 28 juin, les onze sites de poker en ligne qui ont obtenu une licence de l’ARJEL ont enfin pu ouvrir leurs tables de jeux.

Pour attirer le chaland, et transformer de simples curieux du poker en bagnard des jetons, tous ont eu recours à la même combine. Plutôt alléchante : vous offrir une petite cagnotte après votre premier versement.

Ainsi, Pokerstars.fr d’annoncer fièrement : « gagnez 500 euros de bonus au premier dépôt ! ». Ou encore, « pour fêter votre inscription sur Winamax Poker, nous offrons des bonus allant jusqu’à 1 000€. ». Idem pour Chili Poker (1000€), Everest Poker (250€), Party Poker (200€), Bwin (500€), EurosportBet (100€) et Sajoo (50€). Une belle carotte à laquelle devrait mordre plus d’un million de français. Dont peu verront pourtant la couleur.

La ruse ? Pour les toucher, il faut d’abord beaucoup jouer. Souvent plusieurs heures. Et faire mentir la statistique qui a montré, selon une étude de 2009, que 80% des joueurs de poker sur internet sont perdants.

Puisque c’est à partir du montant des mises prélevées par le site à chaque tour de jeu, soit 5% du « pot », que votre précieux bonus varie.

En clair, plus vous jouez gros et longtemps, en renflouant les caisses de l’hôte virtuel, plus ils se montrent généreux en vous accordant des points que vous pourrez transformez en argent réel.

Exemple : chez Winamax, vous gagnez « 2,5 miles » par euro qu’ils prélèvent. Avec dix miles dans la poche, ils vous reversent un euro de bonus. Chez Pokerstars, il vous faudra 20 « VPP » pour gagner ce même euro. Sur Everest Poker, 25 « Point Summit » et sur Chili Poker 100 « FPP ». Chacun des cercles de jeu fixe son propre barème pour se goinfrer sur le dos du péquin moyen. Avant de toucher le Graal des 1000 euros, il vous faudra d’abord vendre femme et enfants.

Qui vole un œuf vole un bluff.

Dessin d’Oliv’ - JPG - 37.5 ko
Dessin d’Oliv’

-----


L’ex-ministre des Sports de Chirac, après un léger passage à vide, fait son retour en intégrant l’Autorité de régulation des jeux en ligne. À ce poste, il devra oublier ses anciennes manies.

La toute fraîche Autorité de régulation des jeux en ligne est bien incapable de définir le périmètre des prélèvements et du contrôle des sociétés qui exploitent des sites de poker depuis des paradis (…)

Depuis 4 ans les pubs pour jouer au poker en ligne inondent la presse spécialisée. Une véritable manne financière pour ces magazines qui n’ont pas hésité à se gaver en incitant à parier sur le net. En toute (…)

La révolution des jeux en ligne aura-t-elle lieu ? A travers l’exemple de deux joueurs qui vivent du poker en ligne, la future loi de régulation risque de finir en pétard mouillé.