Vous êtes ici

L'affaire de sous-marins sur laquelle mise Sarko

En cet étouffant début d’été, dans les locaux de la Direction centrale de la Police Judiciaire, certains limiers ont des envies de voyages. D’ailleurs. D’ici à ce que la misère, ou les enquêtes, soient moins pénible au soleil qu’à Nanterre. Confinés, affaires Bettencourts et autres obligent, dans leurs bureaux, les flics ne peuvent s’aventurer hors du pays que par procuration.

Les affaires sortent le périscope - JPG - 299.8 ko
Les affaires sortent le périscope
© Decressac

Et les enquêteurs de la division nationale des investigations financières ne s’en privent pas. Tout récemment ce sont les sous-marins français vendus à d’exotiques contrées qui les amènent à explorer des terra, sinon incognita, du moins lointaines.

Après l’incandescente vente de trois sous-marins au Pakistan, signée en 1994 et objet d’un montage financier des plus loufoques, les policiers de la financière se sont lancés depuis fin 2009, sur la piste des sous marins Malais. Trois bijous vendus pour plus d’un milliard d’euros à Kuala-Lumpur, deal signé en 2002. Et objet d’un montage tout aussi suspect croient le parquet, qui a ouvert une enquête préliminaire pour « corruption d’agent public étranger ». Avec d’aussi truculents acteurs que la DCN (direction des chantiers navals), Thalès, un Premier ministre malais, une escort girl assasinée, un conseiller très gourmand et son ancien détective privé… entendu le 12 juillet dernier dans les locaux de la DNIF. Un témoignage explosif sur les pratiques franchouillardes pour vendre son matériel de guerre à l’étranger.

Menées sous l’égide du procureur Nicolas Heitz, les recherches sont particulièrement encouragése en haut lieu.

Contrairement au deal Pakistanais de 1994, réalisé sous le sain patronnage du ministre du budget d’alors Nicolas Sarkozy, le contrat malais est fruit d’une coproduction entre chiraquiens et socialistes. Pas franchement des amis politiques, que Sarko Ier serait ravi de voir embourber dans une histoire de gros sous.

Découvrez la saga des sous marins français en Malaisie, « Trois sous-marins et un enterrement » et le témoignage du détective privé exclusivement sur Bakchich Hebdo 33.

La suite à découvrir dans Bakchich Hebdo n°33 disponible 1,50 euro



Acheter à l'unité



A lire ou relire sur Bakchich.info


Après le retour d’une commission rogatoire envoyée au Luxembourg il y a quinze mois, le scandale des pots-de-vin versés pour la livraison de frégates à Taiwan revient sur le devant de la scène. Mais le parquet (…)

Le procureur a adressé fin 2007 un rapport à la Chancellerie - que « Bakchich » publie - faisant état de scellés judiciaires mettant en cause le financement de la campagne de Balladur en 1995.

L’intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine osait poursuivre nos confrères en référé, arguant qu’il n’a rien à voir avec le contrat Agosta… alors qu’il suffit de lire les articles de Bakchich. (…)

Dans un rapport de police du 5 mars 2007, remis à deux juges d’instruction, un flic insolent écrit noir sur blanc qu’une société a été créée au Luxembourg en 1994, « avec l’aval du ministre Nicolas Sarkozy » et de « Nicolas Bazire, directeur de cabinet (…)