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La franc- maçonnerie droit dans le mur
Depuis qu’en décembre dernier plusieurs dizaines de ses adhérents ont interpellé le « Grand Maître », François Stifani, pour lui dire, « à visage découvert », ce qu’ils avaient sur le coeur, et pour lui reprocher notamment de gouverner sans souci de ses « règles, ni des hommes », rien ne va plus à la Grande Loge nationale française (GLNF), deuxième plus importante obédience de la franc-maçonnerie hexagonale. Ce n’est pas exactement nouveau : cela fait même quinze ans que ça dure. Quinze ans que la vie de cette organisation, théoriquement chargée de produire des idées, est rythmée par des psychodrames à répétition. Quinze ans que des « frères », comme ils s’appellent entre eux, tirent la sonnette d’alarme, dénonçant toujours les mêmes « dérives ». Quinze ans que les instances dirigeantes nationales de l’obédience, à commencer par ses Grands Maîtres successifs – Claude Charbonniaud, Jean- Charles Foellner et François Stifani –, sourds aux mises en garde des lanceurs d’alertes, continuent de faire comme si de rien n’était, préférant sanctionner, plutôt que les responsables des manquements qu’ils dénoncent, les « rebelles » qui ont l’effronterie de manifester de l’inquiétude pour l’avenir de leur fraternité.
Dans ces conditions, l’étonnant n’est pas qu’une nouvelle crise – assurément la plus grave qu’elle ait connue – fasse de l’été 2010 celui « de tous les dangers » pour la GLNF, comme le soutiennent des frères décidés à « crever enfin l’abcès », mais qu’elle vienne si tard. Car cette crise est, de toute évidence, le résultat logique du refus ancien de ses dirigeants de s’attaquer à des problèmes qui leur ont été maintes fois signalés…
Les Francs Maçons vont dans le mur, un dossier à découvrir exclusivement dans Bakchich Hebdo 34
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