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Retraites, pas touche au trésor des sénateurs !

Pénibilité, carrières longues, effondrement des pensions… Les sénateurs ont été appelés à se pencher sur les points les plus douloureux de la réforme des retraites.

Pour ce qui est de leur propre régime, ça va, merci. Malgré quelques ajustements à la marge depuis 2007, les sénateurs ont réussi à maintenir l’essentiel de leurs juteuses prérogatives.

En deux ou trois mandats, par la grâce de la cotisation double, ils bénéficient de leur retraite à taux plein, soit en moyenne 4 442 euros par mois.

Le tout alimenté par une coquette cagnotte de 1,29 milliard d’euros (581 millions pour la caisse des sénateurs et près de 713 millions pour celle du personnel du Sénat).

Si cet avantageux système était réformé, « l’effet » serait « épouvantable » pour les sénateurs, s’alarme Patrick Baudry, directeur du budget du Sénat dans une note de décembre 2008 (voir notre document ci-dessous).

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En 2008, le directeur du budget du Sénat s’inquiétait, pour ses amis sénateurs,
d’une éventuelle limitation du système de double cotisation des retraites.

Une autre note de la même année permet de mieux saisir l’ampleur de l’inquiétude. Deux parlementaires auront droit à plus de 10 000 euros de retraite et 86 d’entre eux bénéficieront d’une fourchette allant de 6 000 à 10 000 euros. Pourquoi ? Privilège de l’âge ! Multipliez les mandats et vous augmenterez d’autant vos pensions. CQFD.

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Tandis qu’ils ne cessent de justifier la réforme française par des exemples étrangers, Copé, Bertrand et Woerth oublient de nous détailler le modèle finlandais.
Les sénateurs font peu de cas du sort de travailleurs âgés de 62 ans : la moitié de ces élus sont bien plus âgés et se sentent en pleine forme.

Depuis la loi Fillon de 2003, l’épargne retraite se porte bien, merci. En sus des cotisations obligatoires à la retraite complémentaire, des dispositifs pour épargner davantage font florès.

La manifestation du 12 octobre fut un succès. Mais à l’aune d’un combat qui n’est pas encore gagné, Bakchich a demandé aux manifestants comment ils voyaient leur retraite.

Jetons un oeil envieux sur les traitements princiers des hauts fonctionnaires européens, ces prescripteurs de la rigueur.