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Henri Guaino travaille pour le Roosevelt français
Parmi les actuels grands dirigeants de notre monde si civilisé, « Nicolas Sarkozy même s’il est unique est sans doute le plus proche de Roosevelt ». Rien que ça ! Voilà comment Henri Guaino, le conseiller spécial de l’Elysée a présenté son patron lors d’un échange à bâtons rompus avec des adhérents du Medef, en marge de la dernière université d’été de l’organisation patronnale. La plume présidentielle, auteur de textes aussi mémorables que le discours de Dakar sur l’homme africain n’a toutefois pas précisé de quel Roosevelt il s’agissait…
Le Roosevelt du New Deal ou des pauvres stériles ?
Un mauvais esprit pourrait par exemple songer à Théodore Roosevelt, dont la trombine orne le célèbre Mont Rushmore aux côté de ses prédécesseurs Washington, Jefferson ou Lincoln. Sous sa présidence, les Etats-Unis appliquèrent la théorie du gros bâton ou corrolaire Roosevelt. A savoir une politique assez offensive de la défense des intérêts américains, quitte à s’ériger en policier du monde et à mener de menus guerres dans les pays proches et stratégiques… Il a même résumé sa pensée en une phrase. « Parlez doucement, et tenez un gros bâton, vous irez loin. » L’ami Roosevelt s’est aussi signalé par une réflexion fort pointue sur le statut des Afro-américains -« Je n’ai pas été capable de trouver une solution au terrible problème offert par la présence du Noir sur ce continent. Il est là et ne peut être ni tué ni chassé »- et une politique sociale sans tabou - « Je souhaiterais beaucoup que l’on empêchât entièrement les gens de catégorie inférieure de se reproduire ».
Gageons que Guaino a plutôt voulu évoquer le Roosevelt du New Deal, Franklin Delano, l’homme qui, avec sa présidence (1932-1945) sortit l’Amérique de la crise de 1929.
C’est en tout cas gentil pour Obama, Merkel et les autres, qui vont retrouver Sarko Ier, à Cannes les 3 et 4 novembre prochain à l’ocassion du G20. Chef de cérémonie, le mari de Carla est censé faire adopté des propositions pour sauver la planète. Un jeu d’enfants pour le Roosevelt français que d’emporter l’adhésion de ses collègues… Surtout quand l’actuel premier ministre anglais, le conservateur James Cameron, va apprendre que l’Elysée regrette beaucoup son prédécesseur travailliste « Gordon Brown était un vrai homme d’Etat », estime Guaino. Brown dont un de ses anciens ministres décrit dans ses mémoires l’« atmosphère permanente de chaos et de crise » qui régnait au 10 Downing Street.
Ça ne vous rappelle personne ?
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