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Le Minute d'Yves Bertrand
Les anciens chiraquiens ont été à l’honneur ce week end. Quand Robert Bourgi déballe avoir dans le JDD avoir servi de porteur de valise (et de djembe) rempli de billets pour l’Ex et son chaouch Dominique de Villepin, rempli de fonds occulte africain, Yves Bertrand donne un certificat d’honorabilité à Marine Le Pen… Ce n’est pas la première incursion de l’ex patron des RG à l’Extrême droite. Dans ses mémoires, Je ne sais rien mais je dirais presque tout(Plon 2007), Bertrand a notamment rendu hommage à Minute. Un mot discret, quand l’ancien flic a été le principal informateur de l’hebdo d’Extrême droite, comme l’avait décrit Bakchich dans l’exégèse du bouquin (cf. Yves Bertrand Un flic plein de talent).
Papier publié le 15 octobre 2007
Autre figure de la presse des années 90 évoqué par l’ami Bertrand, Gérald Penciolelli l’ancien patron de Minute, journal plus que droitier, « lui aussi devenu un ami » écrit le bon Yves. De fait Penciolelli passait bien plus de temps au ministère de l’Intérieur que dans les locaux de son journal, situé il est vrai dans un quartier fort excentré, Place de la chapelle. « Pencio », son petit nom, entretenait aussi à l’époque les meilleures relations avec Daniel Léandri, le brigadier de Pasqua et encore avec Jean-Louis Debré, tout de même ministre de l’Intérieur. Ce n’était pas que du temp perdu. Souvent Penciolelli revenait vers 17 heures à son journal. À l’heure du goûter donc et commençait alors la distribution -aux éléments de sa rédaction jugés méritants – des délicieuses petites notes blanches. Bien fraîches.
Le juge Halphen, thème de prédilection de Minute et de Bertrand
Thème de prédilection ? Dans l’ordre : le juge Halphen, puis le juge Halphen. Parfois une petite variété avec une note sur Jean-Marc Fédida, l’avocat du juge Halphen… « N’oubliez surtout pas de faire disparaître l’en tête des renseignements généraux », précisait-il à l’attention des plus étourdis. Bien sûr, c’est une parfaite coïncidence si le juge Halphen a en cette fin des années 90 un certain Yves Bertrand dans le collimateur. Le juge alla jusqu’à soumettre le directeur des RG à d’infâmes dictées, des fois qu’il soit un peu « corbeau » à ses heures …
Enquête de comptoir et note salée des RG
D’aucuns se souviennent aussi de cet après-midi, où de retour sur les chapeaux de roues du ministère, le directeur de Minute avait fait mander d’urgence toute la rédaction pour une mission spéciale. C’était une fois de plus l’heure du goûter et à cette heure là il fallut encore un temps certain pour mettre la main sur une équipe solidement installée dans divers bistrots du quartier. Enfin rassemblée et légitimement inquiète par cet activisme extraordinaire la rédaction apprenait avec soulagement sa mission. Il s’agissait simplement d’investir « discrètement » plusieurs bistrots du 8ème arrondissement. Et de jouer au client. Tout frais payés ! Le juge Halpen – encore lui – devait en effet rencontrer dans l’un d’entre eux et « secrètement » sa maîtresse (présumée) ; Une journaliste du Figaro, par ailleurs « trop bien informée pour être honnête ». La note de bistrot fut gratinée. Mais sans autre résultat qu’une gueule de bois générale. Quant à savoir qui devait la régler…. Il faudrait être au RG pour le savoir.
A lire ou relire sur Bakchich.info
On trouve de savoureux passages dans le livre sur la presse et les journalistes, sujet dont on ne saurait contester qu’Yves Bertrand est un des plus fins connaisseurs.
Certains commentaires trouveraient certainement leur place dans les colonnes (…)







