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Bourgi, c'est pas fini!
La tournée (d’adieu ?) de Robert Bourgi se prolonge. D’au moins une date. Le 6 octobre prochain à 16h30, l’avocat de feu Omar Bongo passera à confession dans le cabinet de René Grouman, l’un des juges en charge de l’instruction sur les biens mal acquis des présidents africains en France. Un domaine dans lequel "Bob" en connaît un rayon.
Vétéran du marigot françafricain, habile et discret missi dominici des potentats du continent auprès de l’Elysée depuis une vingtaine d’années, Robert Bourgi a soudainement été pris de repentir début septembre. Un remords médiatisé et fort calculé.
Du doigté dans la prescription
Au cours de sa tournée des maisons de presse, radio et télé, l’avocat a allégrement déballé un pan de ses basses oeuvres. Et débiné ses anciennes amours. Au premier rangs desquelles Chirac et Villepin, pour le compte de qui il assure avoir transporté des dizaines de valises de billets en provenance du noir continent et de ses présidents. Tous sont dénoncés avec doigté, que ce soit les morts (Mobutu, Bongo), les hors jeu (Gbagbo) ou les anciens amis (Wade, Sassou, Ali Bongo, Compaoré)….
Et Bourgi a bien en mémoire les dates ! Les faits se sont achevés en 2005. Juste avant qu’il ne rallie Sarkozy, en 2006. O hasard, 6 années, cela dépasse le délai de prescription, ce qu’a bien fait valoir son avocat, après l’audition de son client le 22 septembre dernier. « Le dernier de ces faits remontant à 2005, nous espérons une décision de classement sans suite après que le parquet aura constaté la prescription de l’action publique », a indiqué Me Eric Dupond-Moretti au Parisien.
Devant le tollé provoqué par ses déclarations, une enquête préliminaire a en effet été ouverte par le parquet de Paris, et Bob entendu. L’occasion pour une première rétractation. Oubliés les millions versés par les Wade père et fils, président et ministre du Sénégal, dont pays Bourgi possède la nationalité. Pour le reste, l’avocat a maintenu ses déclarations.
Sans doute a-t-il songé que s’achevait là sa triomphale tournée. Mais le garçon s’est découvert d’inattendus fans, les juges Le Loire et Grouman, dont l’instruction sur les biens mal acquis n’est pas elle frappée du sceau de la prescription.
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