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Enquête et chatroulette sur l'attentat du Caire
Diantre, encore un suppôt de l’islamisme en liberté, un apôtre des barbus explosifs dans la nature, un individu de ceux qui auraient été de parfaits suspects dans l’attentat (copyright Claude Guéant) au cocktail contre Charlie Hebdo ! Depuis le 8 novembre, Dude Hoxha est libre, sa remise en liberté prononcée par la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris. Fini Fleury Mérogis, bonjour la banlieue parisienne, chez Môman, pour Hoxha. Pas le bagne non plus.
Chatroulette islamique
AH oui, vous ne savez pas qui est Hoxha. Pardon. C’est une cumularde. Française, certes mais un peu albanaise aussi, franchement musulmane, ce qui marque toujours mal, et amatrice du chatroulette islamique, Paltalk. Comme son modèle, ce site de dialogue peut réserver des surprises. A ceci près que plutôt que gens nus ou pratiquant l’onanisme devant webcam, Paltalk peut orienter vers des imams ou des tenants d’un islam au delà du radical.
Donc Mme Hoxha s’intéresse dès 1997 à la religion, fréquente la mosquée de Champigny, où l’imam prône une pratique rigoriste voire guerrière de sa religion. « Au départ j’étais pro jihadiste, je soutenais les moujahidin mais je n’ai jamais été pour le meurtre des innocents » et donc se connecte sur Paltalk où elle fait la connaissance de Khaled Moustafa qui lui propose de l’aider à s’intaller en Egypte, puisque dame Hoxha souhaite planter sa tente du côté des pyramides.
Bref du copinage d’Internet. Hoxha s’entend bien avec la femme de Moustapha et accepte même de les dépanner en recevant 49 700 guinées (environ 10 000 dollars) pour leur compte, fin 2008. Vite dilapidés ! Voyant que sa copine ne se pointe pas pour récupérer l’argent, Hoxha le claque en oeuvres caritatives et cadeaux pour la famille.
Hey Dude, tu veux un peu d’argent ?
Rien de bien méchant si ce n’est une petit querelle d’argent à venir entre nouveaux copains du web islamique ? Pas vraiment.
Une légère péripétie va venir contrarier les relations du trio. L’attentat du 22 février 2009 au Caire coûte la vie à une française. Dude Hoxha est arrêtée avec 6 autres personnes par la doucereuse sécurité d’Etat égyptienne époque Moubarak. Au cachot durant un an, et quelques séances d’interrogatoires - d’aucuns diraient de torture- lui apprennent beaucoup sur ses mauvaises fréquentations. D’abord que Khaled Moustapha n’est pas seulement un radical mais peut-être bien le chef de l’armée de l’Islam, la filiale palestinienne d’Al Qaida. Ensuite que l’argent qu’elle a barbotté devait peut-être financer de vilains méfaits plutôt que d’offrir des cadeaux.
Expulsé d’Egypte Dude débarque en France, pour se faire accueillir en 2010 par la DCRI, qui la cueille le 15 novembre 2010. En guise de collier de fleurs un chapelet de mises en examen pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme et de financement du terrorisme. Et bien sûr les gros titres de la presse, félicitant à chaudes unes la réussite des services français pour avoir cueilli une femme qui a dépensé 10 000 dollars en cadeaux…
L’attentat suicide reste un suicide
Droite dans son costume de terroriste en puissance, les déclarations au juge Jannier qui l’interrogera, (après 15 interrogatoires en 96 heures de garde à vue par la DCRI) ne varient pas. Dude clame qu’elle est musulmane, prône un islam défensif, et nie toute action violente. Particulièrement les attentats. « En ce qui me concerne, j’ai une opinion claire : les attentats suicides restent des suicides et à ce titre, sont interdits en islam. De plus ces actions touchent des populations civiles ».
10 mois après ces déclarations et sa dernière rencontre avec le juge, Dude Hoxha a été libérée. Et aura donc passé deux ans en prison pour avoir eu de mauvaises fréquentations sur le chatroulette islamique.
On ne se méfie jamais assez du web.
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