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Feu le Cercle Wagram brûle encore
Désormais à la une médiatique, les mystères du Cercle Wagram s’épaisissent à mesure que progresse l’enquête. Dans le dossier judiciaire où se mêlent extorison de fonds, blanchiments, fraudes fiscales, grosse coupure et détournements de fonds, affleurent des noms propres à faire les gros titres. Des pontes du milieu corse (Jean-Luc Germani), des grands flics (Honoré Renon, Bernard Squarcini), des acteurs de séries (Frédéric Graziani et Michel Ferracci de Mafiosa) à succès et bien évidemment des hommes politiques (François Pupponi), le tout avec des noms qui finissent souvent en i.
Au 47 de l’avenue Wagram, du beau monde s’est croisé, comme l’a déjà narré Bakchich et ce conformément…à l’objet social de l’association du Cercle Wagram. [1]
« L’association a pour but principal de promouvoir des activités sociales littéraires artistiques et sportives, elle se veut une structure d’accueil dans un cadre prestigieux, qui réunira ses membres en vue de permettre des échanges en rapport avec le but poursuivi par l’association ».
Les descentes de police du 8 juin dans les locaux du Cercle ont un brin empêcher l’association de poursuivre son bel objectif. Le 18 juillet, un rapport du directeur central de la Police Judiciaire a demandé le retrait défintif de son autorisation des jeux. Et le 22 septembre dernier, le tribunal de grande instance a prononcé la liquidation judiciaire de l’Association. Non sans qu’un petit vent d’espoir ne se lève, un instant, sur les bancs.
La mandataire judiciaire de l’association a fait valoir qu’elle était sur le point « d’obtenir du ministère de l’Intérieur des informations sur la politique d’autorisation d’activité en matière de cercle de jeux ». Bref comprendre qu’elle avait bon espoir que le Cercle puisse être à nouveau autorisé à ouvrir. Malgré l’enquête, malgré le rapport du DCPJ, malgré les descentes de police ? Le Cercle n’était, il est vrai, pas mal vu du ministère de l’Intérieur. Dirigé par un ancien des RG, Honoré Renon, sa chef barmaid couvée par Bernard Squarcini, et encore quelques policiers dans son conseil d’administration… Et puis, un an après sa fermeture par la police, le Concorde n’avait-il été remplacé par le Cadet ?
Résurrection avortée
« Cela aurait été un vrai test, pointe Me Pascal Garbarini, avocat du liquidateur du Wagram, la justice aurait pu mettre un Cercle sous contrôle ».
Les juges du Tribunal de grande instance ne sont pas joueurs. Ils n’ont pas tenté le pari. Ni même miser en s’accordant un délai de réflexion. Pourtant il reste un peu d’argent sur les comptes de l’association. Près de 300 000 euros sur les comptes bancaires, et 150 000 euros en liquide saisis dans les coffres du Wagram, soit 450 000 euros au doigt mouillé bloqué par la justice. « Le juge Tournaire en charge du dossier pénal considère que c’est de l’argent sale, aussi a-t-il refusé les demandes de restitution », soufflent les avocats du Cercle.
Tant pis pour le Wagram, liquidé ce 22 septembre. Quant à ses membres et invités, ils risquent encore de se croiser. Dans les colonnes des journaux, les couloirs du Palais de Justice, les plateaux télés…les lieux ne vont pas manquer.
A lire ou relire sur Bakchich.info, les mystères du Cercle Wagram
Episode I
Episode II
Episode III
Episode IV
Episode V
Episode VI
Episode VII
Episode VIII











