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La très chère com' des Yvelines
Le projet avorté de circuit de Formule 1 n'est pas le seul grief retenu par la chambre des comptes à l'égard du conseil général des Yvelines. Les dépenses de com' ont beaucoup surpris les magistrats.
Le département des Yvelines aime communiquer, comme par exemple sur le crash de son projet de circuit de Formule 1. À cette fin – où il a mis de considérables moyens - il s’est doté, en 2006, comme le relève la chambre régionale des comptes, d’une « direction de la communication ». Dans le même temps – entre 2005 et 2008 -, ses « dépenses de communication ont, au moins, doublé » : cette dynamique collectivité a « par exemple » investi dans l’achat de 31.500 tee-shirts qui lui ont coûté 58.600 euros, mais aussi de 1.000 polos (9.484 euros), de 161 peignoirs (7.347 euros), de 6.000 stylos (7.319 euros), de 5.375 sacs en papier (6.492 euros), et de toute une série d’autres objets de première nécessité : « coupe-vents, pendulettes, pots à crayons, porte-clés et magnets ».

Génie gestionnaire
De la même façon, et en complément de ce développement du textile : le conseil général a consacré 275 000 euros à diverses « actions de promotion des atouts du département des Yvelines, notamment à l’égard des entrepreneurs britanniques ». Plus précisément : ces initiatives consistaient en la création de « sites Internet dédiés au rugby », et d’un « club d’entreprises » dont « le bulletin d’adhésion 2008 prévoyait, selon les catégories de membres, une fourchette de cotisation » allant « de 200 à 3.000 euros ». Hélas : les entrepreneurs britanniques sont restés insensibles à ce bel effort, et « aucune inscription n’a été recueillie » - de sorte que « le président » de cette ambitieuse structure « s’est lassé et a démissionné au bout d’une année ». Et « quant aux sites Internet : seul celui dédié au club d’entreprises a été actualisé jusqu’à fin 2007 » - après quoi, « en 2008, il a uniquement fait l’objet d’une mise à jour visant à intégrer le nouveau logo du département ». Mais sur ces magnifiques performances, où se devine tout un génie gestionnaire : le département des Yvelines n’a que peu communiqué.
Luis Perenna



