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Game Over (fin de partie)
Comment imaginer que la France reste dans l’Euro, au détriment de sa culture, son histoire et la volonté de son peuple ? Sauf à imaginer l’impossible, l’inacceptable, son « anschluss économique », sa mise sous tutelle Eurocratique et la contribution volontaire de sa classe moyenne à son déclassement planifié.
Car en effet, rien ne permet d’imaginer aujourd’hui que la France, en l’état et plus encore demain, victime de l’immobilisme propre aux prochaines échéances, soit en mesure de se réformer à froid, de manière efficace et pérenne.
Il manque au bas mot 100 milliards d’euros d’économies annuelles à réaliser par an, qu’il conviendrait de produire dès maintenant et de façon durable. Impossible (même pour des Français !), au rythme où vont les choses.
Bon sens français
Le débat du triple A n’en est déjà plus un dans la mesure où le spread de taux avec les meilleurs (Allemagne…) met inexorablement en place les conditions d’une défaillance de la France à court ou moyen terme. Si nous devions suivre le taux de 7%, comme l’Italie, qui contrairement à nous présente un solde primaire budgétaire positif, nous sauterions.
Le financement du « modèle social français » est intenable, sauf à provoquer la mort lente et douloureuse de nos industries, la fuite en avant et la paupérisation du pays au détriment de financements étrangers et la déperdition de nos élites.
Car voilà sans doute bien le problème identifié : le bon sens français ressent désormais qu’il se passe quelque chose de grave et d’irréversible.
Un peu naïvement, il aura tenté de croire, au travers des mandatures de Mitterrand II et Chirac, que nous pouvions passer entre les gouttes, tout en prenant soin individuellement d’épargner un maximum… au cas où. La France reste naturellement un pays riche.
Avec Sarkozy il se sera persuadé que la rupture est possible et donc une sortie par le haut accessible, car représentée par un homme s’affichant comme neuf, combatif et déterminé, au discours clair…
En cela les français ont été abusés et c’est sans doute la raison principale et unique, en dépit des avantages certains qu’il affiche, laisse à penser que Sarkozy ne peut plus gagner.
Ni Mitterrand (le ni, ni), ni Chirac (le lynchage de Jupée, la non remise en cause de l’excellent modèle que le Monde nous enviait) n’ont jamais dit et/ou fait autre chose que repousser les échéances et créer les conditions d’une augmentation de la dette, pour que rien ne change vraiment.
Sarkozy, leur a emboité le pas, contre toute attente, afin de maintenir au pouvoir l’oligarchie de nature nationale et socialisante au pouvoir en France, malgré ses engagements et sans doute contre les alliés naturels qui l’avaient imposé au système français.
Scénario déjà écrit
A la différence de Mitterrand II et Chirac, dont la conscience collective n’était pourtant dupe en rien du potentiel d’immobilisme, le Français s’estime cette fois floué.
Le scénario est écrit : sortie de l’Euro, retour au Franc (nouveau, pas celui du FN), précédé d’une relocalisation de notre endettement par les français via la réorientation fiscale de leur épargne, et des dévaluations compétitives pour sauver nos industries et notre commerce extérieur. Également au programme, la réduction du rôle de l’état et des collectivités, la diminution des prestations sociales et redistributives, compensées par des hausses individuelles de pouvoir d’achat (baisse drastique de l’immobilier et du coût de la vie) et la responsabilisation des individus, à hauteur de 10 % de notre PIB.
Oui mais voilà qui mettra en œuvre le projet de mieux vivre ensemble ? Quand ? Et surtout comment ?
Il est peu probable que le système français ne défende bec et ongle ses avantages (l’objet d’un prochain article) et, pour la stabilité des familles, ne persiste à tenir coûte que coûte et faute de mieux.
Dès lors, un jour prochain arrivera où, faute d’argent, nous assisterons à l’écroulement de la cinquième République, son organisation et ses intérêts propres et particuliers.
Français, française ! Intéressez vous à l’avènement de « Gorbatchev », son clone ou son équivalent : il signera la fin d’un système, un grand chaos, mais le début d’une renaissance.







