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Les jours de la Mission contre les sectes sont comptés

Les jours de la Mission contre les sectes sont comptés. C’est en lisant le Parisien, ce lundi 4 février, que le président de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), Jean Michel Roulet, a appris que Michèle Alliot-Marie convoquait, le jour même, une réunion consacrée à la lutte contre les sectes. Réunion à laquelle étaient conviés les directeurs généraux de la police et de la gendarmerie ainsi que des représentants des préfets, mais pas les responsables de la Miviludes. Une mauvaise manière qui confirme que les jours de l’institution sont comptés. La recension et surveillance préventive des mouvements sectaires n’est plus à l’ordre du jour. Le gouvernement, reprenant à son compte le concept de laïcité positive mis en avant par Nicolas Sarkozy, n’entend désormais intervenir qu’après la constatation d’une infraction pénale. C’est peu dire que les sectes ont de beaux jours devant elles…

Christine Lagarde fait sa revue de presse. Notre brillante ministre de l’Economie et des Finances Christine Lagarde s’est surpassée pour pondre le rapport que lui avait demandé François Fillon sur l’affaire de la Société Générale. Elle a remis lundi un document de 11 pages "sur la base d’indications" du gouverneur de la Banque de France et de l’Autorité des marchés financiers "ainsi que des autres informations publiques disponibles". Elle nous cite la note explicative de la banque et l’audition de certains acteurs devant la Commission des finances du Sénat. Christine "Lagaffe", qui, rappelons-le, dirige un ministère qui compte en son sein la célèbre Inspection des finances, se trouve donc réduite à collecter des informations diffusées par les uns et les autres pour rédiger un rapport sur l’une des affaires financières les plus retentissantes de l’histoire récente.

Egaux devant une cabine téléphonique. A Paris, le 16 janvier dernier, un juge des libertés et de la détention (JLD) a annulé la décision de la Préfecture de placement en rétention d’un étranger en situation irrégulière. L’avocate du retenu a fait valoir que son client devait acheter une carte téléphonique, alors qu’il n’avait pas d’argent sur lui au moment de son interpellation pour communiquer avec la personne de son choix, ce droit faisant partie des droits fondamentaux que peuvent exercer les étrangers en rétention, tel que voir un médecin et un avocat. Plusieurs placements en rétention ont été ainsi annulé par le juge, au motif que l’exercice des droits en rétention n’était pas effectif en raison du fait qu’il fallait payer pour exercer ce droit : en l’occurrence régler le téléphone. La cour d’Appel est revenue sur la décision du JLD. Mais entre temps, ce dernier s’était déjugé et a prononcé une décision contraire à celle qu’il avait prise en premier lieu. Et quand la Cour d’appel a rendu son arrêt, l’avocat est tombé de l’armoire : « Il faut distinguer l’exercice effectif des droits, de leur accomplissement », justifie la juridiction du second degré. Comprendre : « Tous les citoyens sont égaux devant les cabines téléphoniques ». Certes mais dans un centre de rétention, la liberté est toute relative.