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Bakchich, Cassandre du triple A

Joli signe. Selon les agences de presse, la note de la France a été dégradée par les agences de notation. Un vendredi 13! Une annonce prévisible, comme l'avait indiqué Bakchich en décembre dernier.

 

 

 

Les dépêches tombent, la bourse plonge, la note de la France, le fameux Triple A (comme l'andouillette) a été dégradée par l'agence de notation S&P. Pas vraiment surprenant pour les lecteurs attentifs de Bakchich qui se remémorent d'un tout récent papier daté du 16 décembre 2011, RIP triple A.

 

Et pourtant le bon Jean-Michel Six, chef économiste pour l’Europe de l’agence de notation Standard & Poor’s, déclarait encore le 19 août dernier dans C dans l'Air : « …la France a son triple A ; et avec une perspective stable, ce qui veut dire que, au moins dans les 2 années qui viennent, nous n’envisageons pas de changement de cette note… ». Ah le traître, le factieux le vendu. Autant d'espoir donné pour finalement déchoir. Un Français honteux sans nul doute, un antipatriote, voire un électeur d'Eva Joly à n'en pas douter.

 

Tour à tour présenté comme une catastrophe nationale, électorale (le fameux «si on perd le triple A je suis mort» prononcé par Sarko Ier selon le Canard Enchaîné) puis comme une simple étape pas «insurmontable», la perte du triple A français démontre s'il en était encore besoin que les moulinets du président n'enraient pas la montée de la crise. Et malheureusement, il sera difficile de la ramener à la frontière ou de lui monter un chantier pour la décrédibiliser.

 

Demeure une inconnue, l'ampleur de la dégradation de la note...qui ne sera pas sans incidence. Pour s'effrayer avec les différents scénarios envisageables, rien de mieux que de relire notre article (en cliquant sur le titre ou sur l'image)

 

RIP triple A?