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Les étonnants voyages de Mohammed Mérah
La ballade dans l'Orient lointain de l'auteur présumé des tueries de Montauban et Toulouse étonne, au point de soupçonner les services de renseignement d'avoir été enfumés par l'apprenti djihadiste.
Mariam Abou Zahab, qui est sur notre planète la spécialiste la plus reconnue des « zones tribales » pakistanaises, a un peu de mal à avaler le bobard à la mode : « Mohamed Merah a été s’entrainer au djihad au Waziristân ». Que nous dit la savante Mariam, qui, même si les choix de la politique étrangère made in USA n’est pas sa tasse de thé, est régulièrement consultée par les experts de Washington ? Elle nous dit que pour aller faire le gugus dans cette hostile contrée, il faut être introduit par des circuits très précis. Le chemin le plus simple pour se former au CAP de djihad, est de posséder un passeport allemand ; puisque la majorité des stagiaires sont des turcs vivant en temps ordinaires sous l’aimable tutelle d’Angela Merkel.
Le cursus savant, l’enseignement de la guerre sainte, est entre la main bénies des réfugiés ouzbeks, qui sont planqués ici après avoir fuit le régime, pourtant si doux, du délicieux Karimov. Dans les baraques à café du Waziristan et dans les apparts pleins de livres de quelques savants à Paris, on ne croit pas à la fable de Merah au Waziristân.
Coup de canif
dans la version officielle
Alors pourquoi ce mensonge ? Parce que Mohamed, dans les relations de confiance qu’il a développé avec la DCRI, le Renseignement Intérieur de notre jolie République, a fait croire aux fonctionnaires qu’il était allé là-bas, ce que les braves policiers ont noté sur leur fiche. En affirmant ces gros mensonges, Merah prenait de la valeur comme informateur aux yeux de nos magnifiques contre-espions. Même bavure pour le séjour du tueur en Israël. Selon Bernard Squarcini, le pacha de la DCRI si bon chasseur de loustics d’ultra gauche enkystés à Tarnac, le touriste toulousain a été arrêté à Jérusalem « parce qu’on a trouvé un canif dans son sac ». Petit 1, personne en Israël (où chacun sait que la police est sublime), ne se souvient de ce canif ! Alors ? Et bien c’est Mohamed, lors de son compte rendu de voyage fait aux flics en rentrant, qui a inventé cette autre histoire. Comme quoi on peut être un assassin dans le genre pire et être aussi un menteur.

Qui protège Mérah?
Puisque notre canif nous porte à Jérusalem, ajoutons une remarque. Mohamed le voyageur, depuis Amman, se présente au Pont Allenby, point de passage entre la Jordanie et la Palestine. Point de détail, ce sont toujours les Israéliens qui « filtrent » le franchissement de ce pont construit par les colons anglais à la hauteur de Jéricho. En principe, ici le passage du Jourdain est réservé aux hommes d’affaires et aux personnes « recommandées »… Et Merah passe, bravo. Pour ressortir, après trois jours sur place. Là, il retourne en Jordanie par le pont Cheik Hussein, un peu plus au nord.
Fin de la théorie du complot et pure hypothèse : Merah envisage-t-il de faire croire qu’il a rencontré des gens du Hamas ou du Djihad Islamique ? Pour les jumeler avec Toulouse ? C’est vrai, et la DCRI le confirmera, que les barbus de Palestine sont à cours de cachous Lajaunie.
Il reste que cet exterminator (qui nous fait vomir jusqu’à nos tripes), a bel et bien été à Jérusalem. En un temps pourtant difficile où les services israéliens traquaient les brigades Azzedine al-Kassam et, un peu plus que d’ordinaire, tiraient sur tout ce qui bouge. Voilà un homme bien protégé. Sans doute par Allah ?
Enfin, pour écrire des mots qui ne servent à rien, en une période où pas une syllabe de la « campagne » n’est consacrée à la politique étrangère, peut-on rappeler que, pour notre paix et la justice dans le monde, il est urgent qu’Israël se retire des territoires qu’il occupe au mépris de toutes les lois. Et se décide enfin à signer la paix.
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