L’ancien patron de la DST se plaint d’avoir été manipulé. Remercié après l’élection de Nicolas Sarkozy à l’Elysée de son poste de patron du contre-espionnage, Pierre Bousquet de Florian vit mal sa nouvelle affection comme préfet des Hauts-de-Seine. Non pas que le département le plus riche de France soit comparable à une mine de sel. Mais Bousquet, qui se croyait dans les petits papiers du pouvoir, notamment pour avoir été l’un des sponsors de l’ascension de Rachida Dati au début de la carrière de la nouvelle égérie sarkozyste, visait une préfecture de région. Son zèle un peu trop « villepiniste » au goût de Sarko, dans l’affaire Clearstream, l’a conduit au purgatoire. Pour en sortir, ledit préfet Bousquet de Florian passe son temps à se plaindre en haut lieu d’avoir été « manipulé » par l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin, mis en examen dans l’affaire des faux listings. Encore une victime de Clearstream !
Les trous de mémoire du père d’Yvan Colonna. Les connaisseurs des affaires corses se sont esclaffés, mardi 13 novembre, dans l’enceinte de la Cour d’assises spéciale chargée de juger Yvan Colonna, quand ils ont entendu le témoignage de son père, l’ancien député socialiste de Nice, Jean-Hugues Colonna. Recasé, après sa défaite aux législatives de 1988, au cabinet de Pierre Joxe à l’Intérieur, le père Colonna a assuré devant la Cour qu’il s’occupait alors pour le ministre des activités sportives dans la police et surtout pas des affaires corses. Des anciens des RG se souviennent pourtant qu’à l’époque, certaines filatures de leaders nationalistes se terminaient parfois… place Beauvau. Et ils savaient alors qu’il ne fallait surtout pas chercher plus loin : les liens existant entre Jean-Hugues Colonna et leur patron de l’époque, Yves Bertrand, étaient de notoriété publique.
Sarkozy : se montrer ou pas pendant les grèves ? Depuis lundi matin, Nicolas Sarkozy, aux dires de son entourage, tourne en rond à l’Elysée, se demandant ce qu’il va bien pouvoir faire durant la journée de grève de mercredi, et peut-être les journées suivantes. Il serait très tenté d’intervenir publiquement et médiatiquement, genre « déplacement surprise » dans une gare ou ailleurs, afin de délivrer un message de fermeté sur les principes de sa réforme des régimes spéciaux et de dialogue sur les modalités. Mais ses conseillers, de Raymond Soubie à Henri Guaino, essaient de le raisonner, estimant que cette apparition dès mercredi serait vécue comme une « provocation » par les syndicats en plein mouvement social. Alors attendre ? Le président pourrait patienter peut-être jusqu’au week-end, afin de surveiller un éventuel reflux des grèves, et apparaître seulement si le mouvement dépasse les deux ou trois jours escomptés. Mais ses proches ne parient pas sur son inaction : « Il bout », dit-on au Château.









