Habitué dun luxueux appartement parisien, 350 m2 à Malesherbes, le cerveau présumé de la combine, Philippe Hababou Solomon, a eu le mérite d’impressionner les enquêteurs. Non par son réseau d’amis – à la louche Bernard Tapie, l’avocat de Sarkozy Thierry Herzog, le milliardaire israélo-russe Arkadi Gaydamak ou en encore Loïk Le Floch-Prigent – (cf. Les mines du roi Solomon) – ou son statut déclamé de consul de Centrafrique en Israël, mais par sa gouaille… et son train de vie. Interrogé par les pandores, Hababou s’est défendu de toute malversation. Et assure avoir fait fortune dans « la crevette, au Vietnam », où il a passé son dernier Noël avec l’ami Tapie. Un investissement lucratif qui lui permettait un certain train de vie. « Au bas mot 50 000 euros par mois, sans compter l’assurance de son Aston Martin », juge-t-on à la louche du côté des pandores. Bref, l’industrie de la crevette se porte bien.
Affublé par Solomon du surnom de « Gondorff » – comme Paul Newman dans L’Arnaque –, Christophe Giovanetti dispose, lui aussi, d’un petit carnet d’adresses. Communiquant de Simone Gbagbo, la difficile première Dame ivoirienne, pigiste évènementiel pour Gaydamak quand ce dernier a racheté le club de foot du Betar Jérusalem, l’ami Christophe a ses petits faits de gloire. La boite qu’il a créée avec son frère Alexandre, Esteban Production (fermée depuis deux ans) a eu de belles entrées sous l’Élysée chiraquien. Elle a organisé les Noël de l’Élysée, édition 2003, 2004, 2005. La légende veut même que Giovanetti ait joué les Père Noël lors de ces soirées, et en ait conservé une jolie photo, toujours à l’abri dans son portefeuille. Mieux, c’est aux frères Giovanetti que l’on doit le design des petites boîtes de l’opération « Pièces Jaunes » chères à Bernadette et son Douillet judoka.
Rien de tel dans le CV de Carl-Eric Hénin, plus à l’aise dans le monde de la haute finance que dans la com’. Une spécialité qui lui a valu le doux sobriquet de « Baron » par ses compères, et le soupçon, de la part des enquêteurs, de jouer les rabatteurs de pigeons fortunés. Dernier de cordée, le sieur Lofti Belhadj a lui surtout démarché en Tunisie, d’où il est originaire. Seuls pics dans son passé, la Présidence de « l’observatoire économique des banlieues », association qui l’a amené à rencontrer Bernard Tapie et un petit livre, assez militant, Tous français ou français de trop. Peut-être pas une lecture de prison










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