Venue dimanche dernier à Paris pour obtenir de l’aide française, l’ex-députée néerlandaise d’origine somalienne Ayaan Hirsi Ali, menacée de mort suite à ces critiques de l’islam radical, a été reçue à bras ouverts par des « intellectuels » comme Bernard-Henri Lévy, lors d’un meeting de soutien, puis par la secrétaire d’Etat aux droits de l’homme, Rama Yade.
Ce jeudi 14 février, Ayaan Hirsi se rend à Bruxelles pour déposer un texte, avec une soixantaine de députés européens, afin que des fonds soient débloqués pour la protéger contre les menaces proférées à son encontre. La néerlandaise avait participé au film qui dénonçait la situation des femmes, « Soumission », du réalisateur Théo Van Gogh, assassiné en 2004 par un fanatique. Dans plusieurs interviews, Ayaan Hirsi Ali a assimilé l’islam à une « culture rétrograde » et à un « nouveau fascisme ».
Sa posture de martyre dans le combat contre l’islamisme radical est cependant controversée. En mai 2006, un documentaire diffusé à la télévision publique néerlandaise, titré « Sainte Ayaan », révélait sa vraie biographie.
Un mariage arrangé ? Une demande d’asile injustifiée ?
Fille d’un poète marxiste somalien, exilé politique au Kenya, Ayaan Megan, c’est son vrai nom, s’est créée un état-civil pour pouvoir bénéficier de l’asile aux Pays-Bas après avoir échoué en Allemagne. Ayaan Hirsi Ali a passé la plus grande partie de sa vie au Kenya. Elle a longtemps raconté qu’elle avait dû, en plus des « horreurs de la vie musulmane », fuir la guerre civile en Somalie.
Elle dit avoir été excisée, cette coutume, non-musulmane, (ni le Coran, ni la tradition prophétique n’en font état) est, en effet, pratiquée dans de nombreux pays d’Afrique, que la population soit majoritairement musulmane, chrétienne ou animiste.
Son mariage arrangé, selon les protagonistes qui témoignent dans le documentaire de la télé hollandaise, n’a jamais été vécu par elle comme tel. « Elle était consentante, c’était une opportunité pour elle de quitter l’Afrique ». Alors qu’elle était censée rejoindre son époux, un Canadien d’origine somalienne, elle s’est arrêtée en Allemagne, où elle a effectué une demande d’asile, qui fut rejetée.
Voilà comment, grâce à ces subterfuges, Ayaan a obtenu le statut de réfugié aux Pays-Bas.










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