Le livre du ministrable Allègre en suspens. L’ex-ministre de l’Education de Lionel Jospin, Claude Allègre, qui vire sarkozyste, doit publier théoriquement un nouveau livre, titré La Science et la Vie. Journal d’un anti-Panurge, le 26 mars chez Fayard. Le manuscrit est prêt, mais, pour le moment, l’auteur et son éditeur, Claude Durand, retiennent le livre, qui pourrait donc être retardé. Raison de cet attentisme : la nomination attendue - espérée par l’intéressé - d’Allègre à un poste de ministre lors du remaniement en cours de préparation par Nicolas Sarkozy, juste après les municipales. Si Allègre est nommé, le livre pourrait être repoussé aux calendes, remanié, voire enterré. On l’attend pourtant avec curiosité : l’ouvrage, présenté comme « corrosif et coruscant », est censé dévoiler « les circonstances de la défaite de la candidate socialiste » Ségolène Royal aux présidentielles et, surtout, « les dessous de l’ouverture sarkozyste »… Un expert en la matière.
La défaite du fils Guéant passée inaperçue. Le fils du bras droit de Sarkozy à l’Elysée, François Guéant, 33 ans, conseiller aux victimes au sein du ministère de la Justice, a été battu aux cantonales à La Gacilly, Morbihan, un canton qui a pourtant toujours voté à droite. Papa Claude Guéant était préfet de Bretagne en 2000. François Guéant avait été propulsé patron des Jeunes actifs (JA), la structure jeune de l’UMP qui recueille les adhérents trentenaires qui sortent des Jeunes populaires. Selon ceux qui l’ont fréquenté aux JA, François Guéant n’a qu’un mérite : être le fils de son père. Ce qui est déjà pas mal… Sa phrase favorite : « Celui là, je veux sa tête ! ». A l’UMP, on sait se faire aimer !
Italie : le prince Emmanuel de Savoie candidat aux législatives. Son Altesse royale le prince Emmanuel-Philibert de Savoie, mari de l’actrice Clotilde Courau, héritier du trône d’Italie (son grand-père a été le dernier roi d’Italie), se présente aux élections parlementaires en Italie à la mi-avril, comme l’a raconté le journaliste Henri-Jean Servat à Télématin ce jeudi 13 mars. Au titre des représentants des Italiens à l’étranger, car il habite en Suisse, Emmanuel de Savoie est candidat à un poste qui lui permettra d’accéder au rang de « grand électeur » pour élire le président de la République italienne. Il est le fondateur de son propre parti, Valori Futuro. « C’est la troisième fois qu’un membre d’une famille royale se présente à une élection de son pays pour récupérer une partie du pouvoir politique, explique Servat. Otto de Habsbourg-Lorraine, héritier du trône d’Autriche et de Hongrie, et Siméon de Bulgarie, descendant des tsars de Bulgarie, s’étaient déjà présentés et avaient été élus au parlement européen pour l’un, et Premier ministre de Bulgarie pour l’autre ».
Quand Séguin voulait « écrabouiller » Panafieu. Un qui n’est pas mécontent des mauvais scores de Françoise de Panafieu à Paris, c’est bien Philippe Séguin : candidat malheureux en 2001 (bien que la droite ait terminé majoritaire en voix au second tour), le candidat RPR de l’époque confiait à qui voulait l’entendre, avant le 1er tour : « Je vais l’écrabouiller ! ». Il y a sept ans, il avait en vain tenté de convaincre ses « amis » qui critiquaient sa campagne (dont Panafieu) que, sociologiquement, la capitale était de pus en plus à gauche.
Laurent Wauquiez a la grosse tête. En se rasant, Laurent Wauquiez pense à autre chose qu’au Puy-en-Velay… Et ça serait plutôt le ministère du logement ! Si le porte-parole du gouvernement a remporté haut la main la préfecture de Haute Loire dès le premier tour avec 56,45% des voix, celui-ci pense déjà à l’après municipales… et à un possible remaniement. Résultat, depuis quelques jours au cabinet de Wauquiez, on est persuadé qu’il a de bonnes chances de remplacer Christine Boutin au ministère du logement, en disgrâce depuis ses chamailleries avec Fadela Amara. Une chose est sûre, à 32 ans, le jeune premier Laurent Wauquiez n’a toujours pas avalé de s’être retrouvé sans véritable porte-feuille ministériel au printemps dernier.
Projet d’Union Méditerranéenne : le Financial Times tord le nez. Le vénérable Financial Times (FT) a commis un joli petit scoop : mettre la main sur le document qui résume la proposition franco-allemande de projet d’Union Méditerranéenne qu’Angela Merkel et Nicolas Sarkozy présenteront ce soir à leurs partenaires européens. Et le quotidien britannique d’en révéler l’objectif principal, à savoir « renforcer la coopération » entre l’Europe des 27 et les pays n’appartenant pas à l’Union Européenne, « essentiellement musulmans » et situés en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Pas de quoi fouetter un chat pour le FT qui en profite pour souligner que le flou domine en ce qui concerne le financement de ce projet pharaonique. Et pointer que Paris a dû lâcher du lest face à l’intraitable Angela Merkel. En effet, pour lancer cette Union Méditerranéenne, la France avait prévu d’organiser un grand raoût les 13 et 14 juillet prochains. Au final ce sera un sommet d’une journée entre les 27 pays européens et les pays de la rive sud de la Méditerrannée.









