France Télévisions : Daniel Bilalian broie du noir. A France Télévisions, Bill – ou Bilou pour les intimes – le patron des sports de France Télévisions déprime. Depuis qu’il a perdu les droits du magazine dominical de foot pour l’année prochaine face à Canal+ (qui a mis sur la table 30 millions d’euros), il dénonce inlassablement « la privatisation totale des championnats de première et deuxième division de football », alors même qu’ils étaient déjà diffusés sur la chaîne cryptée, et que tout le monde sait que son France 2 foot est un flop. Mais désormais, le mal est plus profond : car Daniel Bilalian, qui n’est pas connu pour ses sympathies syndicales, a fait grève le 13 février dernier, lorsque l’intersyndicale a appelé l’ensemble des salariés du groupe public à protester contre les projets du gouvernement concernant la suppression de la publicité ! Oui, ces derniers temps, on aura tout vu à la télé publique : Bilalian gréviste… « Ils veulent tout casser », explique-t-il à ses interlocuteurs. Carrément. Depuis que Nicolas Sarkozy est président, Bilalian rêve de prendre la place d’Arlette Chabot à la direction de l’information de France 2… Mais rien ne s’est passé comme prévu : de quoi péter un cable !
L’absence inexpliquée de Ségolène à Asnières (suite). On sait maintenant pourquoi Ségolène Royal a fait faux-bond aux militants socialistes d’Asnières mardi dernier. Elle était à Colombes pour soutenir la liste de gauche. Initialement, il était prévu que l’ancienne candidate à la présidentielle effectue les deux visites dans la même journée. Mais problème : à Asnières, la liste PS a fusionné avec le Modem et un candidat divers droite ; à Colombes, en revanche, le Modem s’est rangé aux côtés de l’UMP. Royal se voyait mal encenser, dans la même journée, deux stratégies de regroupement totalement contradictoires. D’autant qu’elle était accompagnée de plusieurs journalistes qui n’auraient pas manqué de souligner cette pirouette idéologique. Il fallait trancher. En désespoir de cause, Ségolène a choisi de donner son onction à la stratégie « A gauche toute ! » des socialistes de Colombes. Histoire de ne pas laisser ses détracteurs au sein du parti l’accuser de préférer le Modem et la droite à l’union avec le PC et l’extrême-gauche. Mais une autre explication pour son absence à Asnières circule : il fallait couper le pied au maire du cru, Manuel Aeschlimann, qui a décidé de mener cette campagne de deuxième tour en dénonçant une liste « d’extrême gauche ». En renonçant à son déplacement, Ségolène aurait eu le souci de ne pas marquer trop à gauche l’union sacrée modem+centre droit+PS des opposants au maire. De son côté, l’équipe de Ségo assure que « c’est le candidat qui l’a décommandé le jour-même à 14 heures ». Ce qu’il ne faut pas avaler comme couleuvres quand on veut devenir premier secrétaire du PS !
Services : Bruno Joubert sera bien nommé à la tête de la DGSE. Comme Bakchich l’avait annoncé à deux reprises, Bruno Joubert, actuel conseiller à la cellule diplomatique de l’Elysée et ancien patron de la direction de la stratégie de la DGSE, prendra bientôt la tête des Services. Et Bernadette Malgorn, secrétaire général du ministère de l’Intérieur, curieusement annoncée ces jours ci dans la presse pour ce poste sensible, devrait rester place Beauvau.
A la LCR aussi, il y a des candidats dissidents. A Clermont-Ferrand, le candidat de la LCR, Alain Laffont, a réalisé un score historique. Près de 14% des suffrages. Score dont Olivier Besancenot se félicite bruyamment partout où il passe. Ce qu’oublie de dire le leader de la LCR, c’est que Laffont était à deux doigts d’être exclu de la LCR, il y a encore quelques mois, parce qu’il avait soutenu José Bové. Lors des législatives de juin dernier, la direction de l’organisation trotskyste avait même parachuté un candidat contre lui. Clermont-Ferrand avait ainsi été la première ville à voir deux candidats se réclamant de la LCR s’affronter lors d’un scrutin. Pour un peu, on se croirait à Neuilly…
Salon du Livre : service d’ordre très, très renforcé. Dix cars de gendarmerie pour une trentaine de manifestants : ce jeudi 13 mars à 19 h, après l’inauguration du Salon du livre par le Président israélien Shimon Peres, une trentaine de manifestants venus soutenir les Palestiniens se sont postés dans la rue, en face et un peu à l’écart de l’entrée du Salon. Et scandaient « boycott d’Israël au Salon du livre, vive la lutte des Palestiniens, nous sommes tous des Palestiniens, Sarko - Olmert = collabos ». Aux alentours de 19 h 30, une impressionnante troupe de gendarmes et policiers se rue sur les manifestants, pourtant d’apparence pacifiques. Une demi-heure plus tard et cent mètres plus loin, dix cars de gendarmerie embarquent les militants. Quand on disait que le service d’ordre serait renforcé…









