Principale organisation syndicale lycéenne, la FIDL (Fédération indépendante et démocratique lycéenne) est au cœur de la mobilisation des élèves qui protestent maintenant depuis près de deux mois contre les 11 200 suppressions de postes prévues à la rentrée 2008.
Si Xavier Darcos, ministre de l’Éducation nationale, voulait bien se donner la peine d’étudier d’un peu plus près le dossier, il s’apercevrait très rapidement que les revendications des lycéens en colère qui réclament « plus de profs » sont à l’évidence parfaitement légitimes.
Pour s’en convaincre, Darcos n’aurait qu’à faire un petit tour sur le site Internet du syndicat fondé par Julien Dray à la fin des années 80. Il y constaterait l’urgence de recruter un nombre conséquent de profs de français afin de soumettre nos jeunes syndicalistes à une impitoyable rééducation des règles de base de… l’orthographe.
Du budget qui est tout juste « sortie » (sic) à ces « 250 collège » (resic) en passant par « l’appartenance sexuel » (reresic) des uns et des autres et des « acquis qui ont été durement gagné » (rereresic), nos sympathiques militants paraissent éprouver les plus grandes difficultés à accorder un nom commun au pluriel ou distinguer le verbe avoir d’une préposition.
Phénomène d’autant plus inquiétant que, comme nul ne l’ignore, la FIDL est l’un des viviers où le Parti socialiste puise avec régularité ses futurs dirigeants.
Il en va donc de l’avenir de l’opposition dans ce pays !








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