À lire les entretiens que Chirac a donnés aussi bien dans le Figaro que dans Paris-Match, on ne peut être qu’admiratif de sa capacité, une fois de plus, à rebondir.
Voici un ancien chef de l’État, ancien Premier ministre et ancien maire de Paris qui, de l’avis général, n’était pas taillé pour le job et a laissé la France en quasi faillite. Et une presse unanime, sans ciller, fête un grand humaniste, qui se consacre à l’environnement, à la faim dans le monde, aux échanges entre les peuples.
Autant de louanges qui ne provoquent étrangement aucune réaction à gauche. Et pour cause ! Depuis la campagne présidentielle, le Parti socialiste de Ségolène Royal et de François Hollande a passé une alliance objective avec Chirac, leur ennemi d’hier. On sait le succès que remporta cette stratégie aux Présidentielles…
Or la semaine où Chirac réussissait un étonnant come back, un juge tahitien, Jean François Redonnet, effectuait un voyage en métropole dans le cadre d’une enquête sur la disparition troublante en 1997 d’un journaliste, Jean Pascal Couraud, qui enquêtait sur les avoirs de Chirac au Japon. Petit rappel, d’après plusieurs documents de la DGSE, l’Ex a possedé un petit compte au Japon, dans la banque de son sulfureux ami Osada.
Voila bien du courage de la part du magistrat, pour agir ainsi au pays de Gaston Flosse, grand ami de l’ancien chef de l’État. Or à Paris, le juge de Papeete a perquisitionné la DGSE, s’est rendu au cabinet de Maitre Veil, l’avocat de Chirac, et enfin a interrogé plusieurs acteurs du dossier Clearstream, mêlés au dossier japonais.
Qu’il s’agisse du général Rondot, et de deux anciens de la DGSE, Alain Chouet et Gilbert Flam. Ce dernier est un militant socialiste fort actif. C’est lui qui, détaché auprès des services, supervisa l’enquête sur le compte Chirac au Japon.
Depuis, ce magistrat franc maçon (Grand Orient), fort actif aux côtés de Ségolène Royal, se montre totalement amnésique sur ses découvertes passées. Est-ce par fidélité aux consignes des patrons du PS désireux d’épargner Chirac ? Ou préfère-t-il tourner la page, lui qui fût victime d’un étrange accident, un samedi de janvier 2003, alors qu’il traversait aux clous le boulevard Beaumarchais ? Bakchich revient en pages 5, 6 et7 sur les conditions de cet étrange accident de la circulation. Un journaliste qui disparaît, un magistrat renversé, une presse amnésique… L’affaire japonaise colle aux basques de notre grand humaniste devant l’Eternel !
La suite du dossier de Bakchich sur l’étrange semaine de l’Ex :








Version imprimable
Recommander à un ennemi
