Christian Estrosi, le proche de Nicolas Sarkozy et maire UMP de Nice, fait son grand retour sur la scène politique nationale. Hier, il a intégré la direction du parti de la majorité en devenant le troisième secrétaire général adjoint aux côtés de Xavier Bertrand et Nathalie Kosciusko-Morizet… Un parti dont le secrétaire général n’est autre que Patrick Devedjian.
Pourtant, il y a encore quelques semaines, Estrosi multipliait les déclarations tonitruantes à l’encontre de ce dernier. Il avait ainsi publiquement regretté que l’UMP soit devenue « une armée mexicaine, sans véritable chef », qui n’était « pas utile à Nicolas Sarkozy ». Pas très sympa…
Devedjian, grand prince, ne lui en a pas tenu rigueur. Hier soir, il a déclaré qu’ils s’étaient réconciliés : « Christian Estrosi, m’a dit faisons la paix… Mon devoir c’est de rassembler les gens, et pas d’entretenir des guerres civiles. Estrosi est un bon militant de l’UMP, et j’ai intérêt à ce que tout le monde tire dans le même sens ». Si c’est pas mignon, tout ça ! Il a quand même ajouté qu’il avait reçu Estrosi, à la demande de Sarkozy.
Après les élections municipales, Estrosi avait quitté le gouvernement où il occupait le secrétariat d’Etat à l’Outre-Mer. Il avait alors déclaré qu’il s’engageait à être maire à plein temps. « J’ai fait le choix de tout donner à ma ville », avait-il lancé à Nice le 16 mars. Quinze jours plus tard, il avait d’ailleurs refusé un poste de délégué général chargé du développement qui lui était offert à l’UMP.
Il faut croire que l’appel d’autres fonctions s’est fait sentir. Le 25 mai dernier, Estrosi avait déjà fait une première entorse à la règle qu’il avait lui-même édictée, en retrouvant son siège de député des Alpes-Maritimes.










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