Un climatologue de la Nasa nommé James Hansen, estime quasi-inéluctable le réchauffement de la planète et accuse (Le Monde, 26 juin) les pétroliers de « crime contre l’humanité et la nature » pour avoir « propagé le doute sur le réchauffement » afin de vendre les ressources fossiles qui favorisent les transports, émetteurs de CO2.
On connaît des faux savants français, contestataires de la responsabilité humaine dans le réchauffement, comme Claude Allègre pour ne pas le citer, dont les oreilles ont dû siffler !
Cet oiseau de mauvaise augure d’Hansen ajoute que le niveau des mers risque d’augmenter de deux mètres avant la fin du siècle et que les réfugiés climatiques se compteront par centaine de millions. Amis propriétaires d’un appartement ou d’une marina avec vue sur la mer, il est temps de revendre et d’investir dans un chalet en montagne, les pieds dans l’eau.
L’ennui, c’est que, à défaut d’une découverte médicale radicale, ni Hansen, ni Allègre, ni tous ceux qui lisent ce « coup de boule », seront là en 2099 pour vérifier la véracité de ces prédictions. Le procès de Nuremberg des pétroliers pour crime contre l’humanité roulante et volante manquera de témoins. Sarko sera au Panthéon et les tubes enregistrés de Carla diffusés dans sa tombe casseront les oreilles de son voisin, ce pauvre Jean Moulin. Bref, nos dirigeants actuels peuvent nager dans l’impunité, à la façon des industriels de l’amiante qui ont celé les dangers de cette fibre.
Dans tous les domaines, du nucléaire au portable en passant par la bouffe, le profit immédiat est la seule motivation de ceux qui nous dirigent et manipulent nos impulsions d’achat, maquillées en besoins vitaux. Les contre-pouvoirs n’existent pas. On préfère appliquer aux problèmes d’avenir les recettes du passé, à la façon dont les militaires en 40 ont cru stopper les chars allemands avec la ligne Maginot. Ce brave ministre de la guerre croyait, avec ses forts à l’Est, éviter la reproduction de l’invasion de 14-18 ! Mort en 1932, il a raté la suivante. La jurisprudence Maginot s’applique partout aujourd’hui. Exemple : on préfère se demander comment remplacer le kérosène au lieu de s’interroger sur la nécessité de prendre un avion pour aller bronzer trois jours aux Seychelles. On pleure sur la création différée d’un second porte-avions nucléaire, au lieu de s’interroger sur cet outil conçu pour feu la Guerre froide contre l’ex-URSS. On stérilise des terres agricoles pour produire des bio-carburants au lieu de regarder les famines imminentes. Etc. Si les descendants d’homo sapiens survivent, ils se diront : « Tiens ! Comme c’est curieux : ce primate avait le cerveau d’un diplodocus. Gros ventre, tête d’épingle ».










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