Vous avez beau pester contre la Sarkomania, on vous y reprend, quand on parle de Sarko et des médias, il y a foule. Plus de 10 500 visites, pour l’article « Sarkozy et Giesbert, c’est l’amour-haine » , et environ 3 500 pour « Les dernières Unes du “Point” sur Sarkozy ». Bande d’accrocs va !
On y parlait des « foudres du Président » que Franz-Olivier Giesbert, le patron du Point avait provoquées. Des Unes que nous avions au préalable soigneusement répertoriées, « De Sarkozy sa botte secrète » à « L’acrobate », en passant par « Super-Sarko en fait-il trop ? », et « Ce qu’il mijote ». Trop de Sarko tue le sarkozysme, vous semblez unanimes dans votre condamnation. Tel Notimimi, « Comment font ils les français de métropole pour ne pas gerber tous les matins devant le kiosque a journaux ? » Sachez qu’à Bakchich on se pose encore la question.
D’autres commentaires vont plus loin et certains internautes voient clairement dans cette succession interminable de Unes, « un lavage de cerveau »(anonyme) ou encore « un Trouble Obsessionel Compulsif ! » (encore un anonyme), décidément il ne fait pas bon ton de laisser son nom sur Bakchich… Mais parle t-on ici de l’obsession de Sarkozy pour les médias, ou bien à l’inverse, de celle des médias pour le président ?
Pour Hillson qui en profite allègrement pour faire la pub de son blog au passage, c’est simplement « ce qu’on appelle, mesdames et messieurs, le journalisme, aujourd’hui… ».
Et voilà, on y revient, c’est toujours de la faute des journalistes. C’est bien ce que confirment les commentaires à l’article « Sarkozy et Giesbert, c’est l’amour-haine », « Si l’autre (le Président) n’existait pas que deviendraient les journalistes (journaleux) ? », demande Pyrrhon. En tout cas, ici, on ne sent pas concerné.
Les suffixes « eux » , comme aussi dans « théâtreux », ont une signification bien péjorative et sont utilisés pour rabaisser les membres d’une communauté, dont le fonctionnement reste bien souvent très méconnu. Facile. Mais qu’importe.
L’insistance est forte pourtant, les médias ne seraient pas indépendants, tous à la botte« d’une idole à servir » (décidément ce Pyrrhon ne nous aime pas), « l’angélisme comme le politiquement correct fait son œuvre ». (anonyme). Et Jeanne d’Arc, parole divine, de conclure, en parlant encore des journalistes asservis au Président, « tous ces hommes sont des trouillards ».
Mais comme dit, ce bon vieux Pit le Chien, « On s’en fout (…) les quotidiens, les hebdos, TOUT à la botte du petit homme, ON S’EN FOUT, ON LUI SURVIVRA !!! » Et bien nous aussi ; et puis comme dit Tim, « c’est facile quand on est en position de force, le jour où le vent changera de direction, il aura déjà bcp plus de mal… »










