Encore une fois Bakchich a fauté. Amen, Ô internautes qui ne voyez dans la chronique de Doug qu’une vision aveugle manichéenne des Dieux américains, pardonnez nos modestes travaux. Le pouvoir noir de la Maison blanche s’étend jusqu’en Georgie, l’article de ce mercredi 21 août sur le petit pays révélait les intérêts américains dans le conflit qui l’oppose à la grande Russie.
Mais on ne vous la fait pas à vous, internautes augustes et savants. Bien mal a pris à la Rédaction de mettre en surtitre « Géopolitique ». Car aux dires de certains, l’article est bien léger. Thomas S. semble en être le plus instruit, « La "clique à Bush" est beaucoup plus variée et divisée que cette vision naïve le présente. » Plus de trois ou quatre commentaires que Saint Thomas assène sa science infuse sur les journaleux et internautes plongés dans l’obscurité de l’ignorance. Un véritable cours de géopolitique.
Mais il n’est pas le seul. D’autres comme RC de Toulouse, tout de même plus modeste, approfondissent la leçon. « La stratégie menée par Washington en Géorgie est une stratégie à long terme d’encerclement de la Russie (…) Toute cette stratégie a été préconisée par Zbigniew Brzezinski dans son livre "Le grand échiquier" paru en 1997. » Nous y voilà, les ouvrages de lecture à présent. Conseil de Thomas S, « Vertige de la Puissance de Philippe Droz-Vincent, ça vous permettra peut-être de mieux comprendre et de mieux informer. » Ou de B. Samson, « Chic, on va pouvoir relire Le Carré ou, à défaut, "la Compagnie" de Robert Littell. »
Gloire à Jeanne d’Arc, des voix plus apaisées se font entendre. Les lecteurs sont parfois plus mesurés. Tel ânonne naunaute, « Sans rentrer dans de l’anti-américanisme primaire on va dire qu’ils font plus ou moins le sale boulot pour l’OTAN (qui vient de mettre la Russie au piquet d’ailleurs). » Et certains apprécient ledit article à sa juste valeur, c’est-à-dire comme une source d’informations et non comme un cours de sciences politiques. « Ca fait du bien. Il y en a marre des clichés portés par toute la presse avec sa vision manichéenne du monde. », dit un anonyme. Et ng de rajouter, « Ouf, enfin un article rappelant certaines réalités ».
Car le piège était bien là ! Et nombreux effleurent le bord du gouffre… Il ne s’agissait pas de dire bêtement que les méchants Américains ont soutenu la Géorgie contre la Russie. La démarche était de montrer un autre versant de la montagne. Il n’y a jamais que des bons et des méchants. Ainsi l’a compris, avec plus d’humilité, paisiblenuit, « c’est vrai que cette mini guerre ressemble beaucoup à un règlement de compte entre truands, ce qui me désole ce sont les civils qui trinquent comme toujours. » Et comme dit Marsumac, à propos de la Russie et des États-Unis, « entre la peste et le cholera, le choix n’est jamais satisfaisant… »








