A Jérusalem, une femme a été battue par des intégristes juifs, révélait le quotidien Libération (édition du lundi 25 août). Pourquoi le journal satirique Charlie hebdo ne publierait-il pas, le mercredi 27 août, en une un dessin de Cabu pour dénoncer ces « violences obscurantistes » ?
On verrait ainsi l’hebdomadaire assumer enfin son combat proclamé « contre tous les intégrismes, non pas seulement contre l’islamisme, comme on nous le reproche trop souvent », aurait pu déclarer son directeur Philippe Val. Car pour lui, aucun doute, la connerie est sans frontière.
Selon Libération, deux juifs orthodoxes membres de « la patrouille de la pudeur », qui opèrent depuis dix ans principalement dans le quartier ultra-orthodoxe de Jérusalem, ont été arrêtés pour avoir battu une femme accusée par eux de conduite « indécente ».
La femme a été ligotée, rouée de coups, couverte d’injures et menacée de mort.
À l’instar des fondamentalistes musulmans, les ultra-orthodoxes (Haredim) appliquent strictement la loi religieuse juive. Ils représentent 10% de la population juive israélienne.
Révulsés par ces « actes odieux », le philosophe Philippe Val et l’équipe de Charlie vont lancer, nous en sommes persuadés, une pétition sur internet. Gageons que parmi les premiers signataires se trouveront les personnalités suivantes : Claude Lanzmann, Bertrand Delanoë, Dominique Voynet, Alain Finkielkraut, Bernard-Henri Lévy, Pierre-André Taguieff, François Hollande, Alexandre Adler, Laurent Joffrin, Jean-Claude Gayssot, Gilles-William Goldnadel, Daniel Leconte, Jean-Luc Hees, Ariane Mnouchkine, Elie Wiesel (Prix Nobel de la paix)…
Et naturellement, les signataires demanderaient que la femme violentée – et dont l’identité n’a pas encore été révélée – soit reçue prochainement à Paris par le président Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni-Sarkozy.
Alors qu’au cours de l’été, le pauvre Philippe Val a été violemment accusé de détourner la lutte contre l’antisémitisme pour se débarrasser d’un collaborateur trop contestataire (Siné) et à la veille de la sortie de son film C’est dur d’être aimé par des cons, qui retrace l’affaire des caricatures, le grand philosophe a voulu ainsi montrer que la lutte contre l’obscurantisme religieux ne pouvait être qu’universelle, car sinon, ce serait, bien sûr, de l’opportunisme et une forme de racisme particulièrement insidieux caché sous le masque d’un combat vertueux.








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