De nouvelles étincelles entre Allemands et Français au sein d’Airbus ! Dernier sujet de querelle, la direction germanique du groupe a décidé de retirer le marché du câblage de l’A320 et visiblement de l’A330 à Labinal, une filiale de la Snecma, entreprise dirigée dans le temps par Louis Gallois. Camouflet suprême, le contrat doit être récupéré par un sous-traitant allemand, Leoni dont les mauvaises langues françaises en interne font remarquer qu’il s’y connaît davantage en automobiles qu’en avions. Les mêmes rappellent que c’est sur un problème de câblage à Hambourg que le développement de l’A380 a viré au fiasco. Déchaînés, ces esprits chagrin en veulent aussi à Gallois, le patron d’EADS, la maison mère d’Airbus qui derrière ses coups de menton virils ne saurait pas défendre le savoir-faire français face aux Allemands.
Qu’elle est belle la coopération franco-germanique…
Lisez la tribune écrite par les cadres d’airbus france et disponible sur Bakchich (http://www.bakchich.info/article3673.html ?var_recherche=airbus) qui explique notamment que les retards de l’A380 sont dus dès l’origine du programme, au refus des allemands d’utiliser le logiciel de câblage « circé », pourtant mise en œuvre avec succès côté français depuis 10 ans. Mais ce logiciel impliquait des gains de productivité et donc… des pertes d’emplois en Allemagne !.
Il n’y a pas de sentiment anti-germanique ici plus qu’ailleurs, il s’agit simplement mettre en doute la version admise selon laquelle puisque les allemands ont une économie qui fonctionne et savent faire des voitures de luxe, les problèmes d’airbus ne peuvent être qu’imputés aux français.
Il suffit d’avoir travailler avec les allemands pour savoir qu’il est impossible de mener un projet à bien avec eux sans s’entourer d’entreprises allemandes, et de nommer un manager allemand, quitte à perdre en productivité ou en rentabilité. Ce qui est sur c’est que là bas on sait protéger l’emploi et favoriser les entreprises locales au delà de toute polémique nationaliste.
Sauf qu’on parle d’airbus, une réussite majoritairement française (quoiqu’on en dise) qui est désormais noyautée par les managers allemands qui malheureusement, si ils savent faire des voitures de luxe, sont incompétents quand il s’agit de fabriquer avions de lignes ou hélicoptères.