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Les déboires de Déby et Dénard

Non, la France n’est pas une si mauvaise mère avec le Tchad et son président - assiégé mais réélu - Idriss Déby. Paris cherche juste à éviter des embrouilles à l’un de ses derniers rejetons en Afrique.


Dénard & Déby
Pour parer à tout coup d’Etat et à toute avancée décisive des rebelles, des précautions ont juste été prises. Peu avant le simulacre d’élections du 3 mai dernier, le dispositif Epervier a été complété. Trois fois rien. Quelques éléments du COS (commando opérations spéciales) ont discrètement débarqué en Centrafrique, histoire d’avoir d’assurer une remontée de renseignement vers Bangui et Ndjaména.

Un DAMI (détachement d’assistance militaire et d’intervention) a été dépêché dans la capitale tchadienne. Une équipée de poètes composée d’éléments du 1er RPIma (régiment parachutistes d’infanterie et de marine) et du 11e choc (commando). Ces derniers sont tout spécialement affectés à la garde de l’éthylo-président tchadien. Ils n’ont qu’en partie rempli leurs missions. S’ils protègent bien Idriss, ils n’ont pu empêcher Déby-de-Boisson de s’adonner à son péché mignon… et de ses soirées arrosées a germé une idée un peu moite : lancer une « initiative » privée pour dézinguer les forces rebelles.

Ethylo-président cherche vieille barbouze pour derniere aventure

L’idée est aussi trouble qu’un verre de whisky : s’enfoncer à l’intérieur du pays et couper une par une les différentes colonnes ennemies. Pour mener à bien l’opération, le tavernier en chef du Tchad a contacté une un peu trop vieille connaissance : Robert Bourgeaud, alias Bob Denard.
A 77 ans et un Alzheimer bien frappé - et en attendant le verdict du tribunal de Paris pour son coup d’Etat de 1995- aux Comores, la plus célèbre barbouze française se serait bien laisser tenter. Ses plus fidèles lieutenants à la cinquantaine triomphante, MG et JMD ont même commencé à tâter le terrain. Heureusement, les services français, en tuteurs attentionnés ont mis le holà !
Le Quai d’Orsay s’est opposé à l’alliance de l’alcoolique au grabataire, pour l’instant. Le feu rouge ne valait, selon nos informations, que jusqu’au 15 mai et l’annonce de la victoire de Déby aux élections présidentielles.

Que ce soit dit, la « mère patrie » ne cède pas à tous les caprices de Déby…