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Des tractations qatari pour un accord palestinien

Les déclarations du président palestinien Mahmud Abbas sur les progrès de
ses discussions avec les dirigeants du Hamas, sous l’égide du ministre
qatari des Affaires Etrangères, se trouvent contredites de ses propres
adjoints.

Selon Yasir Abd-Rabbuh, membre du Comité exécutif de l’OLP, les derniers
efforts du ministre qatari Cheikh Hamad bin-Jasim bin-Jabr Al-Thani, ont
échoué. Pour lui, l’achoppement est intervenu lors de la deuxième phase des
pourparlers, lorsque les représentants du Hamas ont catégoriquement refusé
d’accepter la reconnaissance d’Israël.

Interrogé par Al-Sharq Al-Awsat, il a déclaré : « les désaccords subsistent
sur les points fondamentaux. À la lumière des derniers échanges, nous ne
sommes pas près d’un accord
 ». Pour sa part, Mahmud Abbas estime que les parties doivent persévérer dans leurs efforts.

À ce titre, le Cheikh Al-Thani doit rencontrer à nouveau, à Gaza, le
président du bureau politique du Hamas, Khalid Mishal – qu’il a déjà vu
lundi pour lui exposer les principales étapes de l’initiative qatari.

Pour les chefs du Fatah, il existe de nombreuses divergences entre les
différents courants du Hamas, tenant principalement à leur implantation
géographique, cependant, ils considèrent que c’est bien Khalid Mishal qui
fixe le cap lors de ces rencontres.

Par ailleurs une source palestinienne qui requiert l’anonymat nuance le
pessimisme de Yasir Abd-Rabuh. Selon cette source, les blocages ne
proviendraient pas en réalité du refus du Hamas de s’engager sur les points
fondamentaux (renonciation à la violence et acceptation de deux Etats), mais sur sa volonté de voir les amendements de leur Premier Ministre Ismael Haniyah rajoutés à l’accord définitif.

Le porte-parole du gouvernement palestinien, Ghazi Hamad, a quant à lui
précisé que le Hamas réfléchissait à un refus gradué de la violence ;
distinguant le terrorisme (auquel le mouvement pourrait renoncer) des
actions violentes qu’un État peut assumer au nom de sa sécurité.

Concernant la clause sur les deux Etats, ce dernier a rajouté que ce point
là supposait évidemment une définition des frontières palestiniennes
respectant les tracés de 1967.