Vous êtes ici
Khalifa n'est pas là
Le feuilleton Khalifa se poursuit à Paris où les enquêteurs ont bien du mal à obtenir les informations qu’ils demandent à leurs homologues algériens. Et le magistrat chargé d’instruire le volet français du dossier n’aurait pas réuni assez d’éléments pour retenir l’épouse de Khalifa arrêtée à Paris, quand le tycoon algérien est lui-même réfugié à Londres. Les acquisitions des deux appartements de Cannes et de Menton se seraient déroulées tout à fait légalement. Reste la demande d’extradition de Rafik Khalifa émise par l’Algérie. Compte tenu de la manière dont elle a été rédigée les juristes estiment qu’il y a peu de chance pour que la France y donne suite. Et comme de leur côté, les Algériens ne se montrent pas très coopératifs, il n’y a aucune raison pour cette demande soit exécutée.

Enfin la DST, qui entretient d’excellentes relations avec les services algériens, ne cache plus aujourd’hui que c’est elle qui a reçu l’information selon laquelle Amirouchène Khalifa venait à Paris. Ce qui confirme le fait qu’elle est tombée dans un piège destiné à forcer son époux à sortir de son exil londonien pour le cueillir à son tour. Cette affaire pourrait révéler d’autres aspects restés pour le moment dans l’ombre, et dont ni la France ni l’Algérie ne souhaitent qu’ils apparaissent au grand jour. À suivre donc…



