Vous êtes ici

Pékin courtise l'Agha Khan à Paris

Au printemps 2008, une délégation de fonctionnaires chinois ismaéliens de la Région Autonome Ouïghoure du Xinjiang (nord-ouest du pays), celle où les troubles semblent se dérouler, a rendu visite en France au chef spirituel des musulmans chiites ismaéliens. Qu’ont-ils demandé à l’Agha Khan IV, une personnalité respectée dans les sphères parallèles de la diplomatie internationale ? Il s’agit d’une véritable première pour Pékin.

Cette délégation a surpris par l’abondance des présents offerts à l’Agha Khan et à tout son entourage. La diplomatie des cadeaux pratiquée par Pékin prouve indéniablement l’importance de cette visite de la dernière chance.

L’Aga Khan - JPG - 100 ko
L’Aga Khan
© Mor

Les Chinois n’ont pas été voir n’importe qui. Petit-fils du Sultan Mahomed Shah Agha Khan, qui a naguère présidé la Société des Nations, l’actuel Agha Khan est le président de l’Aga Khan Foundation et de l’Aga Khan Development Network, un ensemble d’institutions dédiées aux communautés défavorisées, dans le domaine éducatif et sanitaire. Mais, il participe également de par son influence à la diplomatie internationale. Il préside depuis juillet 2000 l’Académie Diplomatique Internationale fondée en 1926 à Paris. Le secrétaire général de l’ADI n’est autre que Jean-Claude Cousseran, l’ancien grand patron de la DGSE. Leur première initiative « a été de créer un “Forum for a New Diplomacy” en partenariat avec le International Herald Tribune », explique Cousseran dans son message de bienvenue.

Lire et relire sur Bakchich :

Depuis décembre dernier, les Chinois craignent les attentats et ils sont sur les nerfs. Et ils n’ont pas forcément tort. Lundi dernier, seize policiers étaient victimes d’un attentat à Kashgar.
« Les gens du peuple sont exclus des Jeux olympiques ». A l’approche de la grande fête de l’olympisme, tel semble être le nouveau slogan des Pékinois les plus modestes qui n’hésitent plus à protester contre le sort qui leur est (…)