Vous êtes ici

Le républicain Colin Powell soutient Barack Obama !

Il y a peu de membres du parti républicain aussi populaires aux Etats-Unis que le général Colin Powell. Lequel affiche un imposant CV : ancien conseiller pour la sécurité nationale de Ronald Reagan, ancien commandant en chef et stratège de « Desert Storm », la première guerre américaine contre Saddam Hussein, et ancien secrétaire d’Etat de George W. Bush de 2001 a 2005. Et voilà que Colin Powell a annoncé ce dimanche qu’il soutient la candidature du démocrate Barack Obama lors de son interview à l’émission politique dominicale la plus populaire, « Meet the Press », diffusée sur NBC. Autant dire que c’est un coup dur pour John McCain.

Barack Obama - JPG - 50.2 ko
Barack Obama
© Kerleroux

Ces dernières semaines, les républicains ont multiplié les attaques contre Obama, l’assimilant à un gauchiste dangereux et à un « socialiste » susceptible de mettre le pays en danger. Dans ce contexte, la bénédiction de Colin Powell tombe au bon moment pour Obama et contribue à rassurer ceux qui doutaient du patriotisme du candidat démocrate. Powell a d’ailleurs dénoncé les tentatives de remettre en cause le patriotisme d’Obama comme celles de le lier à Bill Ayers, le leader d’un groupuscule d’extrême-gauche sévissant dans les années 60. Idem pour les rumeurs lâchées sur internet voulant qu’Obama soit musulman.
Colin Powell a également souligné que la campagne de dénigrement des républicains à l’encontre du candidat démocrate était justement l’une des principales raisons qui l’ont poussé à soutenir publiquement Obama. Autre raison invoquée pour justifier l’abandon du candidat de son parti : le choix de Sarah Ralin comme colistière de McCain. Très en verve, le général en a même profité pour glisser que le parti républicain avait viré «  trop a droite » !

Powell s’en prend même au grand âge de McCain

Colin Powell, qui a dirigé la « lutte contre le terrorisme », a également critiqué l’autre grand thème de la campagne républicaine contre Obama, à savoir son « manque d’expérience » pour occuper le poste de président. Il a affirmé qu’au contraire Obama disposait d’« une main ferme » capable de diriger le pays et s’est montré bien éloquent pour infirmer le fait que le démocrate ne dispose pas des qualités nécessaires pour occuper la Maison-Blanche.

Ami de longue date de John McCain, Colin Powell a planté un dernier poignard dans le dos de son copain républicain, faisant implicitement référence à son grand âge (72 ans) lorsqu’il a déclaré qu’un « changement générationnel » était « nécessaire » dans le leadership du pays. Voilà qui fait mal !

Normalement, les soutiens des personnalités à tel ou tel candidat ne change pas les choix des électeurs. Mais Powell jouit d’un tel prestige auprès des Américains — il a battu les records historiques de popularité dans les sondages de l’institut Gallup — qu’il pourrait bien faire évoluer les indécis. L’influence de Powell est encore plus grande dans les deux Etats clés de Virginie et de Floride où l’on recense d’importantes populations de militaires.

La médiatisation de sa venue dans le camp d’Obama ne manquera pas de dominer les « news » politique, noyant le message de McCain sur plusieurs jours. Or, à seulement deux semaines de l’élection du 4 novembre, chaque jour compte.

A lire ou relire sur Bakchich.info


L’homme d’affaires vedette de l’Angolagate, Pierre Falcone, n’hésitait pas à financer Charles Pasqua, Jean Charles Marchianni, mais aussi, un certain John McCain, alors sénateur de l’Arizona.

Le républicain John McCain s’est embourbé dans une campagne mollassonne et multiplie les gaffes qui font le miel des comiques télé.

Le deuxième face à face entre Obama et McCain a tourné à l’avantage du démocrate. Engagé dans une stratégie droitière, le républicain vacille.