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Les délocalisations, plus nocives que la crise boursière

« On est là pour vous aider », et ta soeur ?

« On est là pour vous aider », la Société Générale signe ses campagnes de publicité de façon pour le moins surprenante. Pour nous aider, les banquiers créent des crises. Merci pour les personnes qui, demain, se retrouveront au chômage. « On s’excuse » aurait été plus approprié. Un « merci de votre aide » aurait aussi fait l’affaire. On parie que leur slogan va être détourné. Faites-nous des propositions.

Le Monde bat sa coulpe

Il y a quelques jours Le Monde parlait de la « crise financière ». Vendredi dernier 30 octobre, le quotidien du soir publie un sous-titre sur « la crise de la mondialisation ». Par petites touches, de conjoncturelle la crise devient structurelle. Fini les mauvais génies de la titrisation, haro sur les théoriciens du « laisser passer ». Notre journal de référence devient altermondialiste après avoir salarié Eric Le Boucher. Encore un effort et il va critiquer Lamy et l’OMC.

Royale erreur

L’exubérant maire de Londres, Boris Johnson, brise les tabous. Il invective la Reine : « Vous avez de l’argent ? Votre devoir, c’est le dépenser ! ». L’idée est géniale mais naïve. Les riches sont des radins. Sinon comment auraient-ils constituer leur fortune ? Etienne Thill qui fut longtemps le directeur marketing de Carrefour, le répétait à l’envie. Il avait ouvert, avec succès, les premiers hard-discount de son groupe dans le XVIe arrondissement.

49 % des Français n’ont jamais placé une tune sur les marchés financiers

En lisant nos confrères, on à l’impression que tous les Français ont perdu de l’argent dans la crise. C’est faux. Totalement faux, d’après l’INSEE et la Banque de France nos concitoyens n’ont que 10 % de leur patrimoine en actions. Bien avant la crise, 49 % des Français ne faisaient pas confiance aux marchés. Personne n’en parlait. Ils passaient même pour des ringards. Pour eux c’était ceinture et bretelles. Ces petits revenus, ouvriers, employés et petits retraités n’allaient pas jouer leur maigre épargne. Malheureusement ce sont les plus touchés par les délocalisations, mais ça on en parle peu.

Vive la pierre

Calmons nous ! 61 % du patrimoine des Français est composé d’immobilier. C’est-à-dire qu’une petite majorité des Français est propriétaire. Ces chanceux vivent dans leur patrimoine. Depuis dix ans la valeur de leur patrimoine augmentait, mais la taille de leur appartement restait constante. Ils s’enrichissaient à l’étroit. Avec la chute de l’immobilier, ils vont pouvoir s’agrandir. S’ils ont encore un emploi.

Guerre économique

Notre gouvernement voudrait déplacer l’INSEE sur le front de l’Est. L’Institut de la statistique devrait remplacer un régiment dissous ou déplacé. Le message est clair : le communisme est mort, la guerre devient économique. Alternatives Economiques pensent que le gouvernement se venge « des mauvaises statistiques en cassant le thermomètre ». Il ne faut pas exagérer l’Est, ce n’est quand même pas le Goulag.