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Deuxième bingo pour la star du bouclier fiscal!
Tout le monde se souvient de l’irruption dans la campagne électorale des présidentielles de 2007 du boucler fiscal et de son héroïne, la désormais célèbre veuve du bouclier, Madame Léone Meyer à qui le fisc, dans sa grande générosité, avait restitué plus de 7 millions d’euros.
Cette pauvre veuve dans le besoin avait dans un premier temps observé le plus grand mutisme lorsque le Canard enchaîné, avait révélé l’affaire.
L’évocation de son cas par Ségolène Royal lors du débat du second tour avec Nicolas Sarkozy avait lancé la polémique sur le bouclier.
Souvenons-nous de la formidable réponse du candidat devenu président à l’évocation des 7 millions d’euros remboursés à notre nécessiteuse : « avec moi ça sera pire » , et là il faut bien reconnaître pour une fois que notre Président a tenu parole car les impôts payés ne peuvent plus représenter que 50% des revenus au lieu de 60% avant son élection et il faut aussi tenir compte de la CSG payée.
Madame Meyer, qui avait récupéré cette fortune en héritant de son mari et non par un travail acharné était fatiguée d’entendre son cas être pris pour exemple des cadeaux que représente le bouclier fiscal, et avait publié dans le JDD une tribune sous forme de lettre ouverte.
La banque rapporte moins que l’impôt
Faisant preuve d’un grand patriotisme elle expliquait dans cette lettre qu’elle aurait pu réclamer un statut de réfugiée fiscale en Suisse ou en Belgique.
« Je ne l’ai pas fait, ajoutait-t-elle. J’ai payé et je suis restée, prenant le pari que les Français voteraient à la présidentielle pour le candidat de la rupture qui leur avait promis un avenir meilleur. Pari certes réussi, mais qui m’a coûté cher. »
Il est encore temps de pleurer sur le sort de cette pauvre héritière qui sans les 7 millions reversés par le Trésor n’aurait sûrement pas pu mettre d’épinards dans son beurre.
Toutefois avant de sortir son mouchoir, on voit apparaître dans le Capital du mois de Novembre 2008, au milieu d’une liste de miséreux tels que Bernard Arnault ou François Pinault, notre bonne Léone Mayer. Elle a touché la modique somme de 5,3 millions d’euros de dividendes versés par BNP Paribas, banque dans laquelle elle a investi sa fortune si durement gagnée.
Et là j’anticipe la seconde lettre ouverte que Mme Mayer ne manquera pas de faire publier : « oui je me contente de 5,3 millions d’euros pour vivre, vous voyez que je suis une veuve de peu de besoin et puis n’est-ce pas encore une fois une grande preuve de patriotisme de ma part que de rester dans un pays où la banque rapporte moins que les impôts ! »



