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Gabon, le réveillon du Omar

Omar Bongo, le bon président du Gabon et fidèle ami de Bakchich tant il permet d’écrire de jolis articles, se révèle être un bon gars. Un homme simple en tout cas, qui ne goûte guère que l’on touche à son petit chez soi. Un « home sweet home » un peu particulier dans le cas du doyen des chefs d’Etat africain puisque Papa Bongo possède une flopée de jolis baraques à Paris. Autant de perles de l’immobilier haussmanien que titillent depuis des années, de bien vilaines associations. Notamment Sherpa, de l’inusable et inaltérable William Bourdon (redoutable avocat de Bakchich) et plus récemment de Transparency international France.

Après une première plainte et une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics qui n’avait pas débouché (mais qui avait donné lieu à de jolies révélations), Omar Bongo a vu débouler une plainte avec constitution de partie civile contre son auguste personne pour recel de détournements de fonds publics, le 2 décembre dernier.

Et le malheureux qui se fait déjà beaucoup de mouron pour sa succession de s’emballer dans une colère noire. Comme à l’accoutumée, une nuée de petits et grands intermédiaires ont frappé à sa porte pour le rassurer. « Papa, je vais régler le problème j’ai juste besoin de XXXX euros ».

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Omar Bongo réveillonne
© Mor’

Et ces grands arrangeurs devant l’éternel de promettre qu’aux vues de leurs relations à Paris, ils vont éteindre le feu qui couve et salit le président du Gabon…

Signe d’un temps finissant, même la petite smala du Président, qui concourt pour lui succéder, s’est activée à Paris. Comme l’a raconté Bakchich, Ali Bongo a été bien aimablement début décembre à l’Elysée. M. Fils, ministre de la Défense, a vécu la réception comme un adoubement.

Point de gentil accueil pour Paul Toungui, qui avait fait le déplacement pour l’assemblée annuelle de la Grande Loge Nationale de France, les 7-8 décembre. Mais, en catastrophe, Pascaline Bongo, fille préférée du mollah Omar et Mme Toungui à la ville, a réalisé un saut de grosse puce à Paris, le week end du 27-28 décembre, pour prendre des nouvelles de la plainte des associations contre son paternel.

A croire les nouvelles de ce matin, elle ne doivent gère être reluisantes. Pour la Saint-Sylvestre, l’une des parties civiles gabonaises, Monsieur Gregory Ngbwa Mintsa, a été arrêté selon un communiqué conjoint de l’association Sherpa et de Transparency International France. « Signe que les autorités gabonaises perdent leur sang-froid », selon Sherpa.

C’est toujours le même souci les jours des fêtes. On ne peut éviter les débordements….

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