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L'UPM cherche un aLibye
L’Algérie n’est maintenant plus le seul pays du Maghreb à bouder et à se désengager du projet de l’Union de la Méditerranée (UMP) initié et lancé par Nicolas Sarkozy en grande pompe le 13 juillet dernier à Paris. La Libye est maintenant sur la même longueur d’ondes et ne se prive pas de le faire savoir autour d’elle.
Ainsi, lors de visite officielle du roi d’Espagne Juan Carlos à Tripoli en janvier dernier et lors sa rencontre avec le colonel Kadhafi sous sa tente bédouine à Bab Al-Azizia, le Guide libyen a surpris son invité en lui disant que ce n’était plus la peine de faire le moindre effort pour le projet de l’UPM très cher à son « ami » Nicolas Sarkozy ! Et le colonel d’ajouter : « est-ce que la destruction de Gaza et le fait de tuer les enfants fait-il partie des projets concrets promis par l’Union pour la Méditerranée ? » [1] Cette saillie a visiblement embarrassé le roi d’Espagne qui n’a pas contredit les propos de son interlocuteur, réputé pour son caractère fantasque.
Alger et Tripoli coordonnent leurs positions vis-à-vis de l’UPM
En parallèle, un émissaire algérien s’est rendu le week-end du 7 février à Tripoli. Objectif : coordonner les positions algérienne et libyenne qui vont être prises dans les prochaines semaines vis-à-vis du projet de l’UPM. Il faut s’attendre à une fermeté sans précédent qui sera ralliée par la Syrie. Et ce, en dépit des relations privilégiées entre l’Elysée et le Palais présidentiel des Mouhajirines, à Damas.
Quant au Maroc et à la Tunisie, ils devraient sans surprise continuer à jouer le jeu de l’UPM et tenter de profiter des couacs avec les deux autres pays maghrébins pour grapiller des avantages.
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