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Illusions tragiques

Sacrés toubabs que vous êtes, vous, les Gaulois sarkoziens ! Alors que vous continuez à pérorer, à deviser, à chuinter, à papoter, à perte d’ouïe et de vue, sur la Françafrique et sa mort prochaine, voilà que votre immense Kaïser SarkocO se fait siffler, sur le tapis rouge, à l’entrée du palais de bord de mer de feu son Excellence le regretté el hadj Omar Bongo Ondimba. Paix à son âme !

Vous, à Paris, vous vous berciez de l’illusion tragi-comique que votre président élu à 53% est forcément le phare de la pensée, la lumière qui éclaire le monde et surtout le chantre tellement éloquent des libertés et des droits de l’homme, que seuls des hourras et des applaudissements devraient accueillir son exquise majesté. Malheureusement, il n’en est rien et « le régulateur » français, vis-à-vis de l’Afrique au moins, a gravement fauté en prononçant et en défendant ensuite, à grand renfort de propagandes futiles, l’inopportun discours de Dakar. Illusions tragiques encore car, au bout de son deuxennat, SarkocO devrait intuiter qu’avec un ami comme Guaino on n’a pas besoin d’ennemi… Au terme d’un septennat, Giscard n’avait guère percuté, non plus, et croyait qu’il était au-dessus du meilleur économiste du monde : étrange illusion.

Désamour

Après avoir montré à Giscard qu’il était surtout un homme du passif, Tonton Mitterrand fit moins d’erreurs que Vali durant son quatorzennat. Méfiant et sans illusion à l’égard des Mobutu, Eyadema ou autre Sassou
Mitterrand connu une tragique illusion au Rwanda : Balladur, Roussin, Kouchner, Védrine ou même Juppé ne lui furent d’aucun secours pour la compréhension des enjeux. De plus, sur le tard, le frère français de la IVème République entretenait l’illusion que dans le pré-carré de vos vieux frères africains, sans que l’affaire ne soit gâtée, tout s’arrange avec tam-tam, kora, balafon et chansons d’amour.

Notre Grand JacquO, lui, durant son douzennat (7+5, eh oui Giscard !) tenta d’infléchir la dangereuse illusion de la veille France avec ses anciennes colonies. Malheur ! Continuer avec Compaoré, Sassou, Déby, Bongo…. Ecouter Villepin, Ollier-Marie tout gâcher avec la Côte d’Ivoire et Gbagbo. Guerre des 6 minutes… Applaudissements, pourtant, encore, à Libreville mardi, lors des funérailles d’Albert Bernard Bongo.

Un bon conseil prodigué par tous les sorciers aux crabes d’Afrique au Kaïser SarcokO : méfiez-vous des Coréens, des Chinois et des Américains ou des Indiens chez nous ! Mais cessez de baigner dans la tragique illusion que nous ne serions de pauvres billes, à jamais des obligés. Croyez bien que notre concubinage n’est pas éternel, ou bien vous déchanterez. Rien n’est plus tragique que la désillusion… si, la déception !

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