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Leila Trabelsi, cachez cette femme que je ne saurais voir
Tout le monde doit encore avoir en mémoire la spectaculaire tentative
d’arnaque de la Maison de couture Dior au milieu des années 2000,
lorsque Zinochette avait fait son marché, faisant l’acquisition de
manteaux d’une valeur de 30 000 euros (60 000DT). La Maison de couture avait expédié la facture à l’ambassade, et l’ambassadeur de l’époque, Moncer Rouissi, fit la sourde oreille. Téléphonant à Carthage pour réclamer la dette, la comptabilité de Dior a entendu ce qu’elle a
entendu.
Les arnaques de ce genre se comptent par centaines et sont du plus bel exemple pour la respectabilité de la Tunisie. Mais enfin, qu’y pouvons-nous ? Ces gens-là, comme dirait le poète éternel, sont une race
à part : ça vole les bâteaux de personnalités sans connaitre un jour de
prison ; ça trafique des voitures de luxe sur la côte d’Azur notamment ;
ça deale de la drogue et en blanchit l’argent ; ça fait passer des
clandestins vers l’Europe comme les 130 kurdes de Syrie jetés sur les
rives corses pour une somme entre 2500 et 10 000 euros la tête
de….miséreux. Tout le monde sait et tout le monde se tait ou lève lève
ses bras au ciel…impuissant !
Le fisc chez JAJA
Alors vint récemment le tour de jouer un mauvais tour à JAJA Couture..
Célèbre pour fournir des robes de mariées, de confectionner des habits
féminins haut de gamme, JAJA a pour clientèle la crème des femmes
fortunées de Tunisie, et bien sûr Hayet Ben Ali, soeur de Zinochet
entre autres.
La maison de couture fait des affaires juteuses ; mais chez JAJA, on
n’avait pas encore réalisé que s’i l’on a fait des bénéfices, c’est
grâce à la toute puissance des Trabelsi. On a dû oublier cela, et on le
paye au prix fort aujourd’hui.
L’affaire commence lorsqu’en été, Leïla commanda 3 caftans pour sa
fille Nesrine, épouse le pieux gominé Sakhr Materi, pour la petite
dernière Halima et pour elle-même. La styliste effectua même deux
passages à Paris pour s’approvisionner en pièces manquantes en Tunisie
pour ces joyaux de princesses et "leur reine-mère". Coût des 3 caftans :
35 000DT (18 000 euros).
La commande est essayée, puis livrée. Trois mois plus tard, la
comptabilité de JAJA ne vit rien venir. Sans doute un oubli, ou des
problèmes de trésorerie chez Madame Ben Ali.
Alors, on expédie la facture à l’intéressée. Et l’intéressée déteste
les factures : ce n’est pas sa lecture favorite. Au lieu de chercher son
chéquier et de griffonner une signature, elle décrocha son téléphone et somma le fisc de faire une descente chez JAJA. Sympa, non ? Parions
qu’on trouvera sûrement quelques poux dans la tête de la styliste.
Le fiasco américain
A la décharge de la belle Leïla, concédons-lui qu’elle a quelques
raisons de se trouver en colère et de regarder par deux fois avant de
débourser les pécules qu’elle a mis 20 ans à voler au peuple et à
amasser dans les paradis fiscaux. N’est-elle pas récemment allée
dare-dare, toujours accompagnée de sa fllle Nesrine, à New-York pour
s’enquérir de l’état de ses placements qui ont fait pschitt ?
Pour l’Histoire, le propriétaire de l’hôtel George V à Paris, un
certain Walid Ben Talel, grand ami du producteur Tarek Ben Ammar devant l’Eternel, lui avait conseillé d’effectuer quelques placements chez
Robert Madoff, le plus gros escroc du monde qui a mis sur la paille des
centaines de familles américaines, en flambant 50 milliards de dollars.
Après les commissions d’Orascom parties en fumée dans des
investissements à Dubaï qui a connu son crash boursier (Près de un
milliard de dollars), voilà Madoff qui se met lui aussi de la partie
pour percer le panier de Zinochette. Un sou étant un sou, alors JAJA et
ses 35 000 dinars, c’est déjà ça pour renflouer la caisse.
C’est ce qu’on appelle une femme avisée…Et je suis personnellement
torturé à l’idée qu’elle va bientôt nous manquer à tous.
Encore des projets
Elle va peut-être nous manquer, mais résolument optimiste, Zinochette
est encore la seule à croire s’éterniser au pouvoir dans cette Tunisie
exsangue. Et elle a plein de projets : Remarquez que de source certaine,
il s’est trouvé que cette tentative de fermeture de l’Université libre
de Tunis, appartenant à Mohamed Bouebdelli entre dans le cadre
d’arrière-pensées à but lucratif.
On a beaucoup parlé, dans cette affaire, de la vengeance du couple
présidentiel et de l’acharnement contre un couple qui ne se soumet pas
aux passe-droits car pour les Bouebdelli, on ne triche pas avec
l’Education et l’enseignement.
Mais il se trouve que derrière les méthodes contestables et les
prétextes fallacieux d’un larbin de ministre aux ordres, il y a bel et
bien une volonté de Leïla Trabelsi d’ouvrir dans le Lac de Tunis une
Ecole privée de formation d’ingénieurs en coopération avec une Ecole
française. C’est du Leïla, c’est du Trabelsi pur jus !
Lire ou relire sur Bakchich.info :
Et c’est pour cela que passée l’indignation face à ces pratiques
mafieuses de spoliation des libres entrepreneurs, il faut bien que
sonne enfin le glas de la justice et que vienne l’heure de chasser
cette pègre d’apprentis "ingénieurs" déguisée en caftans impayés…







