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L'armée US a mauvais genre

Ça y est ; depuis le 13 septembre, la loi de conscription dite « Don’t Ask Don’t Tell » (DADT) promulguée en 1993 sous le mandat du Président Clinton, est abrogée et rangée aux oubliettes de l’Histoire. Désormais, gays et lesbiennes yankees pourront fièrement revêtir l’uniforme de l’armée US.

Le Ministère de la Défense a donc mis à jour, un peu dans la précipitation quand même, toute sa documentation administrative relative aux conditions d’admission des charmants jeunes patriotes garçons et filles, désireux de s’enrôler sous la bannière étoilée.

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La circulaire n°6130.03 du 28/04/2010 qui inclut les modifications entrées en vigueur le 13/09/2011, constitue l’une des pierres angulaires du système puisqu’elle répertorie les critères médicaux d’incorporation dans l’armée de l’Oncle Sam. Sa découverte est assez déconcertante…

Les fistules anti-patriotiques

Même si le Department of Defense a décidé, sous la pression de la société civile, que l’orientation sexuelle des candidats pouvait maintenant être exprimée de manière explicite, il n’en maintient pas pour autant un ostracisme assez strict envers tous les freeks qui s’imaginent qu’en ces temps difficiles, ils pourront maintenant être logés, nourris, blanchis, soignés à l’œil par le gentil Léon Panetta, Ministre de la Défense et sa méga colonie de vacances…

Yes jeunes gens, you’re in the army now, à condition qu’il ne vous manque pas tout ou partie de l’index de la main (sinon à quoi bon vous filer un M16 à la gâchette ultra sensible) que vous ne souffriez pas d’hypersensibilité au latex (tiens donc…) d’apnée du sommeil (quel rapport ?) de fistules ou de fissurations anales ou d’hémorroïdes (mouais…passons).

Appareil génital au garde à vous

Ah vous voulez parler sexe ? et bien parlons-en ! Après avoir passé en revue la version locale du Vidal des maladies vénériennes, le manuel des sergents recruteurs US se penche finalement sur l’essentiel : l’appareil génital ; celui de ces dames ne doit révéler aucune velléité de changement de sexe et aucun « agrandissement symptomatique utérin » quel qu’en soit la cause ( !), ou de traces d’hermaphrodisme et de pseudo hermaphrodisme….Non mais sans blague !

Pas de pénis incurvée dans l’armée

Quant aux futur GI-Joe on va pas non plus y aller par quatre chemins : s’il te manque un testicule voire les deux, ou qu’ils ressemblent à de la cervelle d’agneau, dégage ! De même que si ton dossier fait état d’intention ou de tentatives d’amputation du pénis ou si l’instrument en question est incurvé (« curvature ») et qu’il est douloureux…

Bien entendu, l’armée de l’Oncle Sam a conservé quelques soupapes de sécurité de nature moins anatomique : la fréquentation régulière de forces de police (à l’exception des contraventions mineures au code de la route) l’adoption de comportements antisociaux démontrant une incapacité à s’adapter à la vie militaire, pourront également être invoquées pour rejeter les candidatures jugées malvenues.

Plus sournoisement encore, des comportements psychosexuels avérés tels le « transsexualisme », l’exhibitionnisme ou le voyeurisme peuvent aussi mettre un terme aux espoirs d’intégration, de même, plus généralement, que « toute manifestation présente ou passée de désordres mentaux qui, de l’avis des médecins recruteurs civils ou militaires, seraient susceptibles de constituer un obstacle à l’exercice des obligations militaires »…

Bref, loi ou pas loi, le Secrétaire à la défense reste seul maître de choisir ceux qu’il invite, all inclusive, à rejoindre les forces armées américaines. Le contraire eut été vraiment surprenant…

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