Vous êtes ici

Boogie boogie en Syrie

 

La ligue arabe demande à l'ONU d'intervenir. Le Qatar et les Britanniques auraient déjà envoyé leurs forces spéciales à Homs.

 

Désarmée par le soutien obstiné et monstrueux de la Chine et surtout de  la Russie  à la clique sanguinaire d’Al Assad au Conseil de Sécurité de l’ONU, la communauté internationale se perd en palabres stériles et en effets d’annonce, tout en assistant impuissante au massacre méthodique du peuple syrien depuis le début de sa révolte, il y a maintenant 11 mois. 

 

Le site Internet Israélien Debka, remarquablement informé sur ce qui se passe au Moyen Orient, apporte toutefois quelques lueurs d’espoirs aux insurgés syriens: des unités « banalisées » des forces spéciales britanniques et Qatari seraient désormais engagées aux côtés des rebelles à Homs. 

 

 

4 centres opérationnels pour les conseillers étrangers

 

Ne prenant pas directement part aux combats, ces contingents tactiques se limitent pour l’instant à la gestion des communications des rebelles, ainsi qu’à relayer vers la Turquie, leurs besoins en armes, munitions et moyens logistiques. Ils auraient déjà constitué 4 centres opérationnels ; dans les secteurs de Khaldiya, Bab Derib et Rastan au nord de la ville d’Homs,  ainsi qu’à Bab Amro à l’Est.

 

Il était temps. Mercredi après-midi 8 février,  d’après la même source, Assad aurait lancé contre la ville, la 40ème brigade motorisée et ses chars T-72 pour un assaut décisif contre les rebelles et leurs alliés étrangers, et faire sa jonction avec la 90ème Brigade d’infanterie commandée par le général Zuhair Al-Assad. 

 

Bref, c’est la guerre, et faute de renforts conséquents, civils et déserteurs militaires qui les ont rejoint, risquent de passer un très mauvais moment. 

 

Le frein russe

 

 

La présence des « conseillers étrangers » aux côtés des rebelles syriens a d’ailleurs été au centre des discussions tendues de mardi 7 février à Damas, entre Assad et le ministre des affaires étrangères russe Sergei Lavrov flanqué du jovial Mikhail Fradkov, chef du Renseignement Extérieur Russe (SRV). Comme d’habitude et pour endormir son monde, Lavrov a fait état de « signes encourageants » du genre, arrêt imminent des violences, ouverture de discussions avec toutes les parties syriennes en présence, et accord d’Assad pour l’organisation rapide d’un référendum sur l’adoption d’une nouvelle constitution…On est même surpris qu’il n’ait pas annoncé l’ouverture d’un Disneyland !

 

L'inquiétude américaine 

 

Le Premier Ministre turc Tayyip Erdogan qui joue gros dans l’affaire en tentant sans succès depuis plusieurs mois de constituer une force arabo-turque chargée de constituer puis protéger des zones tampons militaires destinées à accueillir les rebelles et les civils persécutés par le régime syrien, a expédié son ministre des affaires étrangères Ahmet Davutoglu à Washington le lendemain de l’entretien entre Assad et Lavrov, afin de convaincre l’administration US de lui donner un coup de main dans son projet. 

 

Pas sûr que cette dernière qui suit de très très très près l’évolution de la situation du côté d’Ormuz en essayant de calmer la nervosité de l’allié israélien qui prétend craindre une attaque nucléaire iranienne, lui soit d’un grand secours pour l’instant.

 

Les rodomontades françaises

 

Pendant « les exercices » de l’armée syriennes, ses « bavures » de 5 ou 6 000 morts en moins d’un an et ses amputations forcées des blessés par les bouchers du régime, à Paris on fait dans la surenchère verbale.

 

 

 C’est vrai que l’éventualité d’organiser un référendum-bidon en période électorale sur l’opportunité de contraindre 4 millions de fainéants de chômeurs à prendre le 2ème boulot foireux que Pôle Emploi serait en mesure de leur proposer, est un enjeu d’un tout autre calibre. C’est Kadhafi qui doit se retourner dans son trou en se demandant ce qui a bien pu déclencher l’ire de Nicolas à son encontre.  

 

Au fait, c’est payé combien mercenaire à Homs ?