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Etats-Unis : un vétéran dénonce le mensonge afghan

 

Les hauts gradés de l'Oncle Sam ont trompé le peuple américain. Ce n'est pas un anarchiste qui le dit, mais un vétéran d'Afghanistan qui a livré son rapport au Congrès...

 

Le Lieutenant Colonel Daniel Davis, 48 ans, 17 ans d’active vient juste de rentrer au pays à la suite de sa seconde affectation en Afghanistan où il séjournait depuis 2010. Il a notamment participé à la réjouissante «Tempête du Désert»,  a fait un premier séjour en Afghanistan de 2005 à 2006, puis en Irak de 2008 à 2009.

 

Le garçon a décidé de rédiger 2 rapports relatant son expérience personnelle. Une première version, classifiée, qu’il a soumis à l’Etat-Major, afin qu’elle donne lieu à une analyse interne. On pourra prendre connaissance en annexe, de la version déclassifiée du 27 janvier 2012 (titrée avec nuance « Abandon de poste II ou comment la perte d’intégrité du commandement militaire compromet l’effort de guerre Afghan ») qu’il a néanmoins remise au Congrès US, en précisant que la version « secret-défense » est nettement plus dévastatrice.  

 

 

«L'attitude de nos dirigeants a allongé la guerre»

 

Avec mesure, argumentation mais sans concession, Davis confirme ce que Bakchich affirme – timidement - depuis longtemps

 

« Les plus hauts gradés du commandement militaire ont à ce point déformé la vérité sur ce qui a été communiqué au Congrès et au peuple américain des conditions de l’engagement en Afghanistan qu’elle en est devenue méconnaissable. Cette tromperie a compromis la crédibilité de l’Amérique tant parmi ses alliés que ses ennemis, réduisant gravement les possibilités d’une solution politique à la guerre en Afghanistan. Elle a sans doute coûté au contribuable américain des centaines de milliards de dollars que le Congrès se serait sans doute abstenu de voter s’il avait connu la vérité. L’attitude de nos dirigeants a certainement allongé la durée de la guerre. Mais le plus gros dommage subi par notre Nation, c’est le gaspillage de sang, de membres et de vies de dizaines de milliers de soldats, avec quasiment aucun bénéfice pour notre pays du fait de cette tromperie.

 

 

Ce sont sûrement des accusations graves et quiconque les porterait serait bien avisé de disposer de preuves sérieuses pour les soutenir. Malheureusement, elles existent en abondance et j’en fournirai ici des éléments tangibles. Comme je l’expliquerai dans les pages qui suivent, j’ai personnellement observé et matériellement participé à des campagnes au cours des 15 dernières années, pour lesquelles les plus hauts gradés ont  « manipulé » la vérité, voire délibérément trompé le Congrès et le public américain. 

 

«Un gouffre entre le discours politique et la réalité»

 

Ce dont j’ai été le témoin au cours des 12 mois de ma récente affectation en Afghanistan a vu la tromperie atteindre un niveau intolérable. Je fournirai un résumé des informations publiques permettant à tout américain de vérifier ces accusations. Mais si le public avait accès à la version « secret-défense » de mon rapport, il constaterait l’étendue du gouffre entre ce que l’on entend publiquement de la part de nos responsables politiques et la réalité. Il m’est légalement impossible de discuter, utiliser, ou même mentionner publiquement des informations classées « secret-défense ». Je ne le ferai donc pas. Je ne suis pas le mec de Wikileaks 2ème Partie. »

 

Pas étonnant que l’administration Obama se soit lancée depuis peu dans une chasse effrénée aux «lanceurs d’alerte» (whistleblowers). A ce jour, elle a déposé 6  plaintes au titre de la loi sur l’Espionnage (Espionage Act) alors que 3 actions de ce type seulement avait été engagées avant lui dans toute l’histoire des Etats Unis, tous présidents confondus. 

 

Le dernier en date, un ancien agent de la CIA au nom charmant de Kiriakou, a trinqué pour avoir divulgué à la presse il y a 2 ans, des informations secrètes sur le programme de tortures de la CIA…

 

Faites gaffe Mister Président, à ce train là, vous pourriez piteusement quitter la Maison Blanche à la fin de l’année et rentrer dans l’Histoire pour des raisons peu prisées des éditeurs du Who’s Who…

 

 

Cliquer sur l'image pour télécharger le rapport transmis au Congrès

 

 

  

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