Vous êtes ici
Ockrent, féministe à cran
Furieuse de devoir abandonner son émission politique « France Europe Express » parce que son Bernard Kouchner de mari a été nommée ministre des Affaires étrangères, Christine Ockrent a trouvé la raison de son éviction (éviction relative puisqu’elle va réfléchir à un nouveau programme pour la rentrée) : c’est le machisme. « Je me méfie toujours de ces bouffées de vertu corporatistes faussement indignées, qui, comme par hasard, frappent toujours les femmes. Pourquoi ce procès en légitimité professionnelle qu’on n’impose qu’aux femmes ? », s’interroge-t-elle (RTL, 25 mai). Oserions-nous rappeler que les femmes politiques en position de pouvoir sont infiniment moins nombreuses que les hommes ? D’ailleurs, l’énumération des couples politiques/journalistes le confirme : outre Bernard Kouchner et Christine Ockrent donc, on relève Jean-Louis Borloo et Béatrice Schoenberg, Dominique Strauss-Kahn et Anne Sinclair, François Baroin et Marie Drucker.
Et on ne compte pas les couples non officiels (qu’on se gardera de vous fournir pour ne pas risque un procès potentiellement ruineux pour atteinte à la vie privée) ! On n’a jamais vu une femme ministre s’afficher avec un journaliste même s’il doit bien y en avoir qui fricotent avec les gens de la presse. Mais, allez savoir pourquoi, le pouvoir masculin aimante davantage. Dans ces conditions, les pleurnicheries d’Ockrent font doucement rigoler. La dame, dont l’émission actuelle traite des questions internationales (enfin superficiellement, on n’est pas sur la BBC tout de même), pensait pouvoir continuer son petit café du commerce cathodique dominical alors que son mari s’occuper des relations internationales ! Manifestement, elle n’a pas compris que cela pourrait choquer. Cela étant, afficher son féminisme en ces temps où un certain Nicolas Sarkozy veut « liquider » l’esprit de « mai 68 » n’est-ce pas un peu risqué ?




