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La grâcieuse Kelly mise sur écoutes
Les présentatrices télé vivent dangereusement. Prenez Christine Kelly, la délicieuse journaliste de la chaîne d’info en continu LCI. En novembre dernier, la belle a commis un opus remarqué, la première biographie de M. le Premier Ministre François Fillon « Le secret et l’ambition ». Bref la demoiselle n’est pas la première louloute venue. Plutôt une « journaliste réputée proche des milieux politiques et des grands médias nationaux », reconnaissent les flics qui ont eu à entendre sa chaleureuse voix. Et oui, dame Kelly a bien été écoutée, toute première biographe du Premier ministre qu’elle est. Et à l’occasion d’une savoureuse enquête sur la « SMS connection ». Rien à voir avec le vrai faux texto de Nicolas à Cécilia. La société méditerranéenne de sécurité – SMS, donc – est au cœur d’une instruction menée par le parquet de Marseille, qui la soupçonne d’avoir arrosé à la volée des élus natios, des flics, la chambre de commerce de Corse-du-Sud pour obtenir des marchés sensibles, comme celui du port de Marseille.
Une belle brochette de mis en examen à laquelle s’est ajouté Jean-Luc Schnoebelen, l’un des repreneurs de la boîte. C’est d’ailleurs lui qui a contacté l’aimable Christine, le 17 décembre dernier, pour solliciter « par cet intermédiaire, l’intervention en faveur de la SMS », croient les poulets. Au cours de la conversation interceptée par Schnoebelen, lui propose « un entretien exclusif dans le maquis », avec l’ancien patron de la SMS, Antoine Nivagionni, en cavale depuis l’été 2007. Restaient les modalités à régler, lors d’une entrevue à l’hôtel Warwick à Paris avec l’élu nationaliste Jean-Christophe Angelini, mis en examen dans ce dossier, qui s’enthousiasme sur cette « très bonne idée ».
Las, ni l’interview ni le trépidant rendez-vous au Warwick n’ont eu lieu. Contactée par Bakchich, la gracieuse Kelly a confirmé les coups de fils, mais sans donner suite. Tant pis pour l’escapade dans le maquis.




