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Ingrid Betancourt, les ratés de la France (partie 2)

Dans la libération d’Ingrid Betancourt, un point sensible parmi d’autres reste aujourd’hui à éclaircir. Celui de l’accueil des Farcs sur le sol français. Le 10 décembre dernier, la France a donné son feu vert à Bogota pour accueillir à Paris un guérillero repenti, Wilson Bueno Largo, alias « Isaza ». Isaza serait le premier à bénéficier de l’asile politique pour favoriser la libération d’otages en Colombie.

Bizarrement, la France a proposé cette offre dès le 19 décembre 2007, soit avant la libération de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt le 2 juillet 2008.
Or, selon l’Office de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), les repentis ne sont pas considérés comme des réfugiés politiques. Car n’entrent pas dans la case : « craindre avec raison d’être persécuté du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques ».

Autre bizarrerie, en s’appuyant sur des courriers saisis dans les ordinateurs de Raul Reyes (l’ex-numéro 2 des Farcs, tué le 1er mars 2008 par l’armée colombienne), Jacques Thomet, l’ancien correspondant de l’AFP en Colombie, affirme que des membres de la famille de Raul Reyes sont installés en banlieue parisienne et dans le sud-ouest de la France depuis plusieurs années. Ils bénéficieraient également du statut de réfugiés politiques, qui consiste en l’obtention de logements sociaux, de 1 000 euros mensuels et de la possibilité d’obtenir la nationalité française.

Bakchich a questionné sur ce point l’Elysée et le quai d’Orsay, mais n’a pas, à ce jour, obtenu de réponse.

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